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Histoire d'horreur

#251 23-08-2008 14:10

Jenny55
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jenny55
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Re: Histoire d'horreur

sakurra a écrit:

Et les miennes vous ont plus????
si oui j'en ai plein en réserve  wink
ya  cas demander tongue

aller flanque moi une bonne frousse qui fait du bien  tongue  tongue  tongue  tongue


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Un GRAND merci a Emo-tion-ell3 et a toute les autres
pour leurs soutien merci beaucoup
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#252 23-08-2008 15:34

Sakurra
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sakurra
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Re: Histoire d'horreur

je vais essayer  sourire

La légende de la Corriveau
Du Québec

Cette légende a différentes versions

La Corriveau était une femme aimée de tout le monde, dans le petit village de St-Valier, tout près de Lévis au Québec.

Durant toute sa vie, elle eu 3 maris. Selon les autorités, elles les auraient tous tués de façon macabre.

C'était une femme très jalouse. Son premier mari, qui était fermier, avait une liaison avec une autre femme du village. La Corriveau finit donc par l'apprendre un certain soir de janvier.
Ce soir là, elle l'attendit jusqu'à l'heure du souper. Lorsqu'elle lui annonca qu'elle savait tout à propos de cette aventure, le mari devint furieux et décida de coucher dans l'écurie pour la nuit.
Mais la Corriveau, aussi triste qu'il soit, suivit son mari jusqu'à l'étable, prit la fourche à foin et lui enfonca en plein ventre.
Elle s'arranga donc pour faire passer le meurtre comme un simple accident de travail.
Elle donna des médicaments dangereux à un cheval malade, ce qui le rendit fou. Elle enfonça de nouveau la fourche, mais cette fois dans le corps du pauvre animal.
Le lendemain matin, comme d'habitude elle partit très tôt vers l'écurie ou elle découvrit son mari. Elle répandit la nouvelle très vite. De cette façon, les gens l'apprendrait sur le coup de l'émotion et ils ne se douteraient de rien.

Son deuxième mari, qui lui était médecin n'eut pas une vie facile. En effet, la femme était jalouse parce que l'homme avait plus de clientes que de clients.
Certaine que son mari était coureur de jupon, elle décida d'en finir et de l'empoisonner.
Un bon soir, pendant qu'elle préparait le souper, elle fit tomber des gouttes d'un médicament pour les chevaux dans l'assiette du Dr.
Ce médicament pouvait être mortel pour l'homme. et ce qui devait arriver, arriva. L'homme n'eut pas le temps de déguster son repas puisque le médicament fit tout de suite effet et l'homme mourut.
Apres la mort de son mari, elle mit le médicament dans une bouteille d'épices fortes. Le coroner conclut donc que la femme, n'étant pas au courant, avait sans le vouloir empoisonner son mari.

1 an plus tard, elle fit la connaissance d'un homme avec qui elle décida de se marier.
Le couple semblait avoir une vie stable, mais les gens du village étaient loin de se douter que l'homme avait des comportements violents.
Tannée de se faire battre, la Corriveau décida de mettre un terme à cette histoire en tuant une fois de plus.
Pendant que l'homme dormait, elle lui fit couler de la cire chaude dans les oreilles ce qui le rendit fou et il mourut
.Un voisin entrant chez elle, la vit couverte de sang débitant son quatrième mari pour pouvoir le faire bouillir ,dans une énorme marmite à faire le savon pour en faire disparaître les traces.
Elle tenait le sexe sanglant de son époux encore dans sa main alors qu'il y avait plusieurs de ses membres dans la marmite.
La Coriveau n'eut jamais le Temps de finir son horrible besogne.

Le lendemain, les autorités enmmenèrent la femme pour la juger car ils avaient certains doutes sur les décès.
La femme fit reconnue coupable des 3 meurtres de ses maris.
La sentence : Condamnée à mourir dans une cage, de faim et de soif. C'est parfois de cette façon qu'on punissait les sorcières.
On mis la cage au carrefour de la ville pour bien faire comprendre au gens le sort qui pourrait leur être réserver sils avaient eux aussi de mauvaises envies de pratiquer la sorcellerie.

Après plusieurs jours de terribles souffrances elle mourut picorée par les Corbeaux, lapidée par les passants, assoiffée et affamée.
Au moment de sa mort elle jura que sa vengeance serait à la mesure de l'horrible torture qu'on lui avait infligé.
Ses derniers mot : Je me Vengerai.
Puis un matin, le curé de la paroisse vient, pour décrocher le corps de la Sorcière pour venir la mettre en terre. Il y trouva la cage vide !
Le corps De La Coriveau avait disparu. Le même jour, des villageois disaient avoir vu son spectre rôder dans les sous-bois.
Tous les juges qui l'avaient fait condamnée ont été retrouvés morts au couché du soleil. C'était sa vengeance.
Sur l'île d'Orléans à la date de sa mort, elle viendra hanter les nuits de ceux qui ont participé à son triste sort.
Certains moments, les soirs de pleine lune les gens qui habitent près de la côte, entendent les dernières paroles et les derniers soupirs de la femme.



Voilà à toi Jenny55
ps les autres bimbo aussi peuvent mettre leurs histoires bimbo/clein-d-oeil


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#253 23-08-2008 16:00

Sakura88
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sakura88
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Re: Histoire d'horreur

oh ça dépend
je préfère les histoires d'horeur au films


HEY!!! surprise les zarbis!!!
oé je suis une jeune fi ille!!!
lequel d'entre vous est fou de mon coprs???

lol
http://photo.ma-bimbo.com/1/271/moy/216080.jpg merci à titepuce974440 pour cette banière
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#254 23-08-2008 17:22

Sakurra
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sakurra
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Re: Histoire d'horreur

ah bah moi c'est les histoires parce que c'est toi qui imagine dans ta tête les moment terrifient  bimbo/bave


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#255 23-08-2008 17:36

Jenny55
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Re: Histoire d'horreur

sakurra a écrit:

je vais essayer  sourire

La légende de la Corriveau
Du Québec

Cette légende a différentes versions

La Corriveau était une femme aimée de tout le monde, dans le petit village de St-Valier, tout près de Lévis au Québec.

Durant toute sa vie, elle eu 3 maris. Selon les autorités, elles les auraient tous tués de façon macabre.

C'était une femme très jalouse. Son premier mari, qui était fermier, avait une liaison avec une autre femme du village. La Corriveau finit donc par l'apprendre un certain soir de janvier.
Ce soir là, elle l'attendit jusqu'à l'heure du souper. Lorsqu'elle lui annonca qu'elle savait tout à propos de cette aventure, le mari devint furieux et décida de coucher dans l'écurie pour la nuit.
Mais la Corriveau, aussi triste qu'il soit, suivit son mari jusqu'à l'étable, prit la fourche à foin et lui enfonca en plein ventre.
Elle s'arranga donc pour faire passer le meurtre comme un simple accident de travail.
Elle donna des médicaments dangereux à un cheval malade, ce qui le rendit fou. Elle enfonça de nouveau la fourche, mais cette fois dans le corps du pauvre animal.
Le lendemain matin, comme d'habitude elle partit très tôt vers l'écurie ou elle découvrit son mari. Elle répandit la nouvelle très vite. De cette façon, les gens l'apprendrait sur le coup de l'émotion et ils ne se douteraient de rien.

Son deuxième mari, qui lui était médecin n'eut pas une vie facile. En effet, la femme était jalouse parce que l'homme avait plus de clientes que de clients.
Certaine que son mari était coureur de jupon, elle décida d'en finir et de l'empoisonner.
Un bon soir, pendant qu'elle préparait le souper, elle fit tomber des gouttes d'un médicament pour les chevaux dans l'assiette du Dr.
Ce médicament pouvait être mortel pour l'homme. et ce qui devait arriver, arriva. L'homme n'eut pas le temps de déguster son repas puisque le médicament fit tout de suite effet et l'homme mourut.
Apres la mort de son mari, elle mit le médicament dans une bouteille d'épices fortes. Le coroner conclut donc que la femme, n'étant pas au courant, avait sans le vouloir empoisonner son mari.

1 an plus tard, elle fit la connaissance d'un homme avec qui elle décida de se marier.
Le couple semblait avoir une vie stable, mais les gens du village étaient loin de se douter que l'homme avait des comportements violents.
Tannée de se faire battre, la Corriveau décida de mettre un terme à cette histoire en tuant une fois de plus.
Pendant que l'homme dormait, elle lui fit couler de la cire chaude dans les oreilles ce qui le rendit fou et il mourut
.Un voisin entrant chez elle, la vit couverte de sang débitant son quatrième mari pour pouvoir le faire bouillir ,dans une énorme marmite à faire le savon pour en faire disparaître les traces.
Elle tenait le sexe sanglant de son époux encore dans sa main alors qu'il y avait plusieurs de ses membres dans la marmite.
La Coriveau n'eut jamais le Temps de finir son horrible besogne.

Le lendemain, les autorités enmmenèrent la femme pour la juger car ils avaient certains doutes sur les décès.
La femme fit reconnue coupable des 3 meurtres de ses maris.
La sentence : Condamnée à mourir dans une cage, de faim et de soif. C'est parfois de cette façon qu'on punissait les sorcières.
On mis la cage au carrefour de la ville pour bien faire comprendre au gens le sort qui pourrait leur être réserver sils avaient eux aussi de mauvaises envies de pratiquer la sorcellerie.

Après plusieurs jours de terribles souffrances elle mourut picorée par les Corbeaux, lapidée par les passants, assoiffée et affamée.
Au moment de sa mort elle jura que sa vengeance serait à la mesure de l'horrible torture qu'on lui avait infligé.
Ses derniers mot : Je me Vengerai.
Puis un matin, le curé de la paroisse vient, pour décrocher le corps de la Sorcière pour venir la mettre en terre. Il y trouva la cage vide !
Le corps De La Coriveau avait disparu. Le même jour, des villageois disaient avoir vu son spectre rôder dans les sous-bois.
Tous les juges qui l'avaient fait condamnée ont été retrouvés morts au couché du soleil. C'était sa vengeance.
Sur l'île d'Orléans à la date de sa mort, elle viendra hanter les nuits de ceux qui ont participé à son triste sort.
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Brrrr elle etait pas mal celle la a mon tour  bimbo/bave


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#256 23-08-2008 17:42

Jenny55
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Re: Histoire d'horreur

C'est l'histoire de la dame blanche (elle a plusieurs version en voici une peu connue ^^
C'etait un des nombreux soir d'hiver qu'elle passait seule, sont mari etait partit a la guerre et n'en revenait pas, mais elle gardait espoir. Mais en voyant tout les jeunes hommes qui, eux revenait de la guerre elle fut tellement en colere qu'elle mutilait un soldat chque soir.
En aprenant que sont mari etait mort elle fût detruite anéantie elle se disait "A quoi bon vivre sans lui, lui qui m'as fait renaitre"
Habillé avec sa robe de mariée elle alla au ruine de la chapelle ou ils avait été mariée et dit
"Ce n'est qu le début de la fin" elle se penda a un vielle poutre
Elle avait laisser son miroir par terre avec ecrit en lettre de sang je reviendrais
c'est pourquoi maintenant on dis que si on regarde dans un miroir a minuit la dame blanche apparait


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#257 23-08-2008 19:50

Jenny55
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Re: Histoire d'horreur

up:p


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#258 23-08-2008 20:22

Mawii-wii
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Mawii-wii
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Re: Histoire d'horreur

jenny55 a écrit:

C'est l'histoire de la dame blanche (elle a plusieurs version en voici une peu connue ^^
C'etait un des nombreux soir d'hiver qu'elle passait seule, sont mari etait partit a la guerre et n'en revenait pas, mais elle gardait espoir. Mais en voyant tout les jeunes hommes qui, eux revenait de la guerre elle fut tellement en colere qu'elle mutilait un soldat chque soir.
En aprenant que sont mari etait mort elle fût detruite anéantie elle se disait "A quoi bon vivre sans lui, lui qui m'as fait renaitre"
Habillé avec sa robe de mariée elle alla au ruine de la chapelle ou ils avait été mariée et dit
"Ce n'est qu le début de la fin" elle se penda a un vielle poutre
Elle avait laisser son miroir par terre avec ecrit en lettre de sang je reviendrais
c'est pourquoi maintenant on dis que si on regarde dans un miroir a minuit la dame blanche apparait

en parlant de la dame blanche il y a des gens qui jure avoir vue la dame noir dans une maison abandonner je vous raconte
le taux de paranormal dans cette histoire sur 1 a 10 est de 7.5
c'est des gens qui visitaient une maison un peu comme les autres seulement que celle la il n'y avaient pas que des vivants qui y habitaient aussi des morts une jeune femme rentra dans cette maison a l'entrer sa a l'air normal et tout mais quand elle va dans la cuisine un froid glaciale s'y installe des pat qui vienne du deusieme étage et des crients qui ne se finire pas elle ne pri pas compte de rien alors elle continue son chemin monte au deusième étage la ou se tien un bien gros miroir tout a fait comme les autres quand y j'etairen un coup d'oeil sur le miroir elle vit une femme en noir deriere elle elle se retourne et rien mais se qui est bizzard c'est que la femme avait vue une lumière en meme temps de se retourner? Est-ce-que cela serai un fantome?
elle continua son chemin et redecant du deusieme étage mais a l'instant quelle est tout en bas des marches  elle appercoi la meme femme en noir assise sur la troisieme marche apeurer de se quelle voi elle cour vers le salon quand elle fini son chemin elle averti tout de suite la police don celui-ci ne la prire pas au sérieu
Et don elle a fait appelle a des trackeur de fantome qui on dit endre la meme chose voir la meme chose d'autre gens on dit avoir vue et entendu la meme chose

ps:j;ai vue sa dans ghost trackers une émission qui trackers les fantome et sa me donne la chair de poule

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#259 23-08-2008 20:58

Piiimkie
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Re: Histoire d'horreur

A bOn ça s'appelle " écriiture Fashiion "
MDR
Et biien mOii j'écriis cOmme ça parce que ça me plaiit.


SHUUP'S big_smile

Viive les Déliires !
La Viie est Belle !

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#260 24-08-2008 10:33

LuLuOoOo
bimb'power
LuLuOoOo
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Re: Histoire d'horreur

piiimkie a écrit:

A bOn ça s'appelle " écriiture Fashiion "
MDR
Et biien mOii j'écriis cOmme ça parce que ça me plaiit.

Et c'est un post tout a fait inutile,la tu flood...Et honnêtement,c'est ridicule...Bon,bref,une petite légende,il parait qu'elle est vraie,mais perso j'y crois pas trop trop...:
Une femme vivait dans un grand château dont l'ancien propriétaire,un lord (on m'a dit que ça se passait en Grande Bretagne),était apparemment mort dans des souffrances épouvantables.Un jour,alors qu'elle dormait,la femme entendit des pas dans la bibliothèque.Elle alla voir,rien.Elle n'entendit plus le bruit jusqu'à la nuit suivante.Pendant un mois entier,elle dut se lever pour aller voir et que les bruits s'arrêtent...Jusqu'au jour ou elle se leva,et elle alla crier dans la bibliothèque "My lord,ce chateau n'est plus a vous !!!"Et il parait qu'a partir de ce jour,elle n'a plus rien entendu...

Perso,moi je dis,faut être conne pour emménager seule dans un chateau alors que tu sais en plus que le mec est mort d'une façon horrible...Mais bon,hein,la j'ai un peu cassé l'histoire
fou rire


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#261 26-08-2008 04:44

Piiimkie
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Re: Histoire d'horreur

LuLuOoOo a écrit:

piiimkie a écrit:
A bOn ça s'appelle " écriiture Fashiion "
MDR
Et biien mOii j'écriis cOmme ça parce que ça me plaiit.

Et c'est un post tout a fait inutile,la tu flood...Et honnêtement,c'est ridicule...Bon,bref,une petite légende,il parait qu'elle est vraie,mais perso j'y crois pas trop trop...:
Une femme vivait dans un grand château dont l'ancien propriétaire,un lord (on m'a dit que ça se passait en Grande Bretagne),était apparemment mort dans des souffrances épouvantables.Un jour,alors qu'elle dormait,la femme entendit des pas dans la bibliothèque.Elle alla voir,rien.Elle n'entendit plus le bruit jusqu'à la nuit suivante.Pendant un mois entier,elle dut se lever pour aller voir et que les bruits s'arrêtent...Jusqu'au jour ou elle se leva,et elle alla crier dans la bibliothèque "My lord,ce chateau n'est plus a vous !!!"Et il parait qu'a partir de ce jour,elle n'a plus rien entendu...

Perso,moi je dis,faut être conne pour emménager seule dans un chateau alors que tu sais en plus que le mec est mort d'une façon horrible...Mais bon,hein,la j'ai un peu cassé l'histoire .

AlOrs, pOurquOii seraiit iinutiile, parce qu'iil ne te plaiit pas Ou parce que tu ne le cOmprends pas ?
Je m'expliique de ce pOst, maiis ça éviidemment tu ne l'avaiis pas remarqué, dans tOute ta grande réflexiiOn.

Riidiicule ? Franchement c'est très biien pOur tOii, ça va pas changé ma viie .


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#262 26-08-2008 06:39

LaisseMoiRever
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LaisseMoiRever
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Re: Histoire d'horreur

Dormir…

     … Maintenant cette idée la terrifiait.

     Malgré la douce chaleur de la couette qui l’invitait au sommeil, elle n’arrivait pas à dormir, elle savait trop ce qui l’y attendait :

     Il y avait ce rêve.

     Cet effroyable rêve, enfermée dans cette boîte sans lumière et trop petite pour la laisser bouger.

     Ce cauchemar, emprisonnée dans ce cercueil, qui finissait toujours par voler en éclats…

     … et puis cette horrible sensation de chute qui s’en suivait toujours.



     Quand elle avait eu ce rêve pour la première fois, elle s’était réveillée, terrifiée, tellement marquée qu’il lui fallut bien une bonne heure avant de pouvoir se rendormir. Puis la nuit suivante, et encore celle d’après… toutes les nuits, ce rêve revenait, hantait son sommeil… et pendant le jour, ne lui laissait plus que la crainte de la prochaine nuit.

     Elle avait bien essayé d’en parler à ses amis, même à ses parents, mais elle n’avait trouvé aucune oreille attentive à ses problèmes. Alors entre moquerie et inattention, elle finit par se renfermer petit à petit sur elle-même.



     Deux semaines s’étaient écoulées depuis. Il était maintenant une heure du matin… et malgré la peur, elle avait fini par se laisser aller : elle dormait.



     Elle ouvrit les yeux sur le néant, aucune forme ne se détachait dans cette obscurité totale. Elle se retrouvait une énième fois enfermée, debout dans cette boîte tellement étroite qu’elle ne pouvait pas même relever les bras.

     Surtout il fallait qu’elle reste calme : les premières fois, elle avait complètement paniqué, mais cela n’avait rendu l’expérience que plus dure.

     Le manque d’air se faisait maintenant sentir, mais elle se tenait tranquille, elle savait qu’il ne fallait pas lutter, elle attendait, immobile, telle une momie dans son sarcophage, que celui-ci daigne s’ouvrir.



     Et encore une fois ce grand fracas assourdissant qui venait de toutes parts, et les parois de ce cercueil qu’elle sentit propulsées loin d’elle.

     Son corps s’en trouvait ainsi libre…

     … libre d’être emporté vers cette chute vertigineuse…



     Elle avait déjà désespérément essayé d’éviter cette effroyable chute en s’accrochant aux parois avant que tout ne se disloque. Mais elle n’arrivait à s’agripper d’aucune façon à leur surface lisse… et à chaque fois elle tombait, et instantanément l’horrible sensation de vide et de chute la tirait du sommeil.

     Mais maintenant, elle voulait que tout cela s’arrête.

     Elle voulait percer le secret de ce cauchemar obsédant et récurant.

     Cette fois-ci, elle ferait tout pour savoir ce qui l’attendait au bout du rêve… après la chute.



     Le silence était absolu, même pas le bruit du vent autour d’elle, d’ailleurs elle ne sentait pas d’air contre elle… Elle ne ressentait que ce vertige, cette affreuse  sensation de chute qui la terrifiait et lui retournait l’estomac. Elle paniquait, mais résistait, elle gardait ses yeux vigoureusement fermés et cherchait péniblement à se calmer. Elle se sentait de plus en plus envahie par la nausée, le vertige et la peur.

     Puis un son lui perça les tympans : aigu et strident, une espèce de grincement ininterrompu. Elle se tint les oreilles à deux mains, elle essaya de crier, mais sûrement couvert par ce bruit atroce, elle n’entendit rien sortir de sa bouche. Le bruit augmentait, devenait complètement insupportable, elle allait devenir folle si cela continuait. Et subitement, l’insoutenable crissement s’interrompit… le silence revint.

     Puis progressivement, le calme s’installa à nouveau en elle, peu à peu la sensation de chute se dissipa, et lentement tout son corps lui sembla plus reposé, plus détendu, lui donnant finalement l’impression d’être enveloppé dans du coton. Elle se sentait plus calme, presque somnolente, comme à demi endormie, comme si tout s’éloignait petit à petit…

     … Elle se réveilla, allongée dans son lit.

   

     La lumière était allumée, sa mère, agenouillée à ses côtés, la regardait tendrement, son doux visage éclairé par la chaude lueur de la lampe de chevet. Elle se sentait en sécurité, calme et reposée. Elle voulu alors dire à sa mère qu’elle était contente de la voir, de la sentir près d’elle après cette expérience terrible… Mais elle n’arrivait pas : ses lèvres ne bougeaient pas ! Elle essaya plusieurs fois, mais elles restaient inexorablement figées. Paniquée, elle tenta de bouger la tête, mais sans résultats. Puis, horrifiée, elle essaya de bouger un bras ou une jambe, pourtant son corps resta invariablement immobile. A part ses yeux, elle demeurait complètement figée, et c’est quand elle les tourna à nouveau vers sa mère que sa terreur fut totale : Elle se décomposait devant elle, sa peau n’était plus qu’une croûte grise qui tombait en lambeaux, laissant apparaître la chair rougeâtre et suintante. D’ailleurs, des centaines de petits vers commencèrent à sortir de toutes ses plaies et rampaient maintenant partout sur son corps. Ses lèvres finirent par pendre, se détachèrent progressivement, et finalement tombèrent, laissant ses mâchoires à nu. Son sourire n’était plus, il avait fait place à deux rangées de dents pourries. Puis les paupières suivirent, et tombèrent à leur tour…



     Elle avait envie de hurler, de pleurer, mais elle ne pouvait rien faire, impuissante, figée dans ce lit, avec le spectacle de ce qui restait de sa mère se décomposant devant elle. Son effroi atteignit des sommets : Ce qui n’était plus qu’un cadavre décomposé se penchait vers elle, et tendait lentement une main vers son visage ! Elle essaya de se débattre, mais toujours figée, elle ne put qu’assister, impuissante, à cette main qui vint lui caresser doucement la joue : Elle était humide et glacée, et sa joue devint de plus en plus froide, puis se fut tout son visage qui s’engourdit. Très vite, elle sentit tout son corps se geler… un immense froid l’envahit, la mordit, la dévora. Et petit à petit elle se sentit partir, s’éloigner de tout cela. Elle percevait de moins en moins le froid… tout s’assombrissait, tout disparaissait...



     Le lendemain, les parents la trouvèrent morte dans son lit : étouffée pendant la nuit : L’analyse révéla qu’elle souffrait d’apnée du sommeil.

     Le réveil causé par la sensation de chute lors de ses cauchemars l’avait empêché de succomber à l’étouffement... Sauf cette nuit où elle avait cherché à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cet abîme, au-delà de ce gouffre dans lequel elle tombait chaque nuit.


                                    http://photo.ma-bimbo.com/1/383/moy/305952.jpg

                           

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#263 26-08-2008 06:49

LaisseMoiRever
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Re: Histoire d'horreur

Stéphanie ferma la porte d’entrée et remit ses clefs dans sa poche. Elle se retourna et observa quelques instants le couloir vide devant elle : Ils n’étaient pas rentrés. Ses parents avaient voulu passer le samedi soir « entre eux » à l’extérieur, et l’avaient prévenu qu’ils rentreraient tard. Elle en déduit qu’ils ne devraient pas revenir de si tôt : Il n’était que vingt-deux heures trente.

     Stéphanie regardait avec regret cette maison vide, elle s’était imaginé que sa soirée durerait un peu longtemps : Le cinéma avec Cédric c’était bien… mais elle aurait voulu passer plus de temps avec lui. Elle l’avait rencontré deux semaines auparavant lors de la fête qu’elle avait organisée pour ses dix-sept ans : Il lui avait bien tapé dans l’œil, et visiblement cela était réciproque… même si ce soir il n’avait pas insisté pour rester un peu plus avec elle.



     Ne sachant trop quoi faire, elle monta clopin-clopant l’escalier : De toute façon j’en passerai d’autres soirées avec lui… la prochaine fois je lui demanderai d’aller boire un verre… rrahhh ! c’est dommage, pour une fois que je n’avais pas les parents sur le dos !

     Arrivée dans sa chambre, elle repoussa la porte de la main, pendant qu’elle se refermait, elle envoya sa veste sur le dossier de sa chaise, et se laissa tomber sur son lit, allongée sur le dos. Le claquement de porte fit alors place au silence : Elle regardait le plafond, occupée à se remémorer la soirée, à se demander ce qu’elle ferait demain, à penser à ses prochains rendez-vous avec Cédric ou ses copines... sûrement qu’on l’appellerait demain pour passer le dimanche après midi à quelque chose de mieux que de rester enfermé à la maison… Au fait, on l’avait appelée ce soir ? Elle s’assit sur son lit, saisit le bas de son blouson, fouilla dans une des poches et en sortit son téléphone portable.



     Ah oui ! il est éteint. Je l’avais coupé au début de la séance de cinéma… j’ai oublié de le rallumer tout à l’heure. Bah ! c’est pas important, de toute façon personne n’a dû m’appeler ce soir… elles doivent être toutes à s’amuser... elles… et moi qui suis là toute seule... pfff... Ah, si ! J’ai eu des messages sur mon répondeur… hein ? huit ? Ben ça fait beaucoup quand même ! On cherche sûrement à m’appeler depuis tout à l’heure… hé, peut-être que je ne vais pas croupir ici ce soir finalement ! Fébrile à l’idée d’aller retrouver ce soir ses amies, elle appela sans attendre sa boîte vocale.



« Veuillez composer votre code secret puis tapez dièse.

...

Vous avez... HUIT… nouveaux messages »

     Elle avait donc bien eu huit messages, au moins là elle en était sûre, mais qui donc aurait bien pu l’appeler huit fois ce soir ?

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT CINQ… MINUTES…

     - Quoi ! » s’étonna Stéphanie, stupéfaite. Elle regarda sans attendre sa montre pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas sur l’heure : Il était vingt-deux heures trente-quatre.

     Bon dieu, huit appels en neuf minutes ! C’est insensé, pourquoi on chercherait autant à me joindre… à moins que… j’espère qu’il n’est rien arrivé de grave… Ce serait terrible si…

     Elle fut interrompue dans sa réflexion par le message qui commençait.



     Au début elle se demanda si son téléphone fonctionnait correctement, mais il marchait puisqu’elle venait d’entendre distinctement la voix de la boîte vocale. Le son était étrange, comme un froissement de linge au vent suivit d’un bruit sourd, le son se répétait, régulier… comme le bruit d’une machine à laver, comme un tourne disque arrivé à la fin du quarante cinq tour. Le son paraissait si froid, si répétitif « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM ». Pendant les premières secondes, elle ne trouvait pas de quel son il pouvait s’agir, puis le bruit d’une voiture lui fit comprendre qu’on l’appelait de la rue. Du même coup tout lui parut évident : On l’appelait par erreur ! Le portable devait être dans la poche, le clavier n’était pas verrouillé, et l’appui des touches avait finit par appeler un numéro du répertoire du téléphone… et c’était tombé sur elle.

     Amusée, elle se prit à écouter le message : toujours ce bruit mécanique, répétitif, le son des voitures, et aussi celui du vent : C’est vrai qu’il ne faisait pas très beau en ce soir d’octobre, et en sortant du cinéma le vent commençait déjà à souffler. Le son en était ici assez angoissant, comme une longue plainte fantomatique, un « oooooouuuuuuuhhhhhhh » qui lui rappelait les soirs de grand vent pendant lesquels ce dernier émettait sa complainte par le foyer de la cheminée du salon.



     « Fin du message »

     Le brusque retour à la voix de la boîte vocale la surprit. Le message s’était coupé d’un coup, sûrement dû à un nouvel appui accidentel sur la touche d’appel. Ce ne fut pas la brutalité du passage qui la surpris, mais plutôt le fait d’entendre cette voix féminine, calme et posée, qui contrastait tellement avec le bruit mécanique de la marche, mêlé à celui des voitures, et du souffle du vent sur le micro du téléphone. Elle ne s’en était pas rendu compte lors de l’écoute du message, mais ce son était au fond assez sinistre.

     « Tapez 2 pour effacer, 3 pour réécouter.

     ...

     Effacer ».



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT SEPT… MINUTES… »

     Le message était quasi identique au premier : Toujours ce bruit, répétitif, monotone, qui devenait pour elle un peu angoissant, plus pesant que précédemment.

     Et puis il va y en avoir encore six comme ça ?... Eh bien... Super ! Mais de qui ça provient ? Qui c’est qui m’appèle à la fin ? Voulant passer au prochain message pour que la boîte vocale lui fournisse le numéro de l’appelant, et ayant assez entendu ce bruit, elle coupa le message sans attendre.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT HUIT… MINUTES… »

     Mais la boîte ne donnait pas de numéro, elle aurait dû formuler normalement un « message provenant du ... ». Elle se rappela que sur les deux premier messages on ne lui avait pas signalé le numéro. Elle en déduisit que l’appelant avait sûrement choisi que son numéro soit masqué aux personnes qu’il appelait : Sur le portable de Stéphanie le message « numéro privé » s’affichait quand une personne ayant cette option lui téléphonait. Elle fouilla dans sa mémoire pour trouver qui elle connaissait dans ce cas-là. A peine elle avait commencé à réfléchir que le message débutait, et le son lancinant reprenait. Un peu plus à chaque fois, il intensifiait en elle un certain malaise.

     Le son répétitif s’arrêta. Le hululement du vent prenait plus d’importance en l’absence du bruit assommant produit par la marche, elle entendait toujours les voitures passer. La personne était toujours dans la rue et venait de s’arrêter, elle n’entendait plus rien d’autre que le vent et les voitures. Que fait-il ? Ou bien que fait-elle ? pensait Stéphanie. Il est peut être en train de regarder quelque chose ? de s’arrêter pour allumer une cigarette ? ou alors juste pour prendre un peu le temps de flâner ? Tout cela la rendait de plus en plus curieuse… en même temps elle ne se sentait pas très bien, gênée d’entendre une autre personne à son insu, et aussi tout simplement parce que le bruit de la marche à travers le micro du téléphone dans la poche était sinistre !

     Puis le désagréable son de marche reprit et commençait franchement à l’apeurer : « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… ». Elle continuait d’écouter le message, le bruit des voitures semblait diminuer : Est ce qu’il rentrait dans un lotissement ? est ce qu’il allait dans une plus petite rue ? Finalement tracassée par ce côté « voyeur malgré elle », elle coupa le message et passa au suivant.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE… MINUTES… »

     Le message était toujours le même : toujours ce bruit répétitif et morne. Mais elle n’entendait plus le bruit des voitures, la personne devait sûrement s’être engagée dans une petite rue. Agacée par le son, elle coupa le message.

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEUR...

     BIP BIP... BIP BIP»

     Surprise par le son elle mis le téléphone face à elle : Comme le signal sonore l’avait indiqué, elle venait de recevoir un message... La personne continuait à l’appeler par erreur.



     Elle remit le téléphone à son oreille, et fut surprise d’entendre assez distinctement le miaulement d’un chat. Elle n’entendait toujours aucun bruit de voiture, juste le bruit et le vent. Puis, le son se transforma quelque peu, elle percevait comme un écho, la personne était peut-être dans une cour, ou dans une petite ruelle étriquée. Le bruit répétitif se fit de plus en plus lent, puis s’arrêta, c’est alors qu’à sa grande surprise elle entendit des gémissements. Ces derniers étaient plutôt faibles, mais elle en était sûre, elle entendait quelqu’un gémir au loin, c’était une voix féminine, mais elle avait du mal à l’entendre. Encore plus que les pas, ces gémissements la mettaient mal à l’aise.

     Le bruit de la marche reprit, mais lentement. Le volume des gémissements augmentait : Il ou elle s’approche d’elle… est ce qu’elle est malade ? pourquoi elle gémit comme ça ? peut-être il ou elle est de sa famille ? Stéphanie s’embrouillait dans toutes ces interrogations… Elle avait peur, de plus en plus peur de ce qu’elle entendait, mais tout cela l’hypnotisait, elle voulait suffisamment savoir ce qui allait se passer pour ne pas raccrocher.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE ET UNE… MINUTES… »

     Le vent soufflait toujours, les pas avaient cessé, les gémissements continuaient, ils étaient très forts maintenant : Stéphanie en déduit qu’il ou elle devait se tenir devant la femme. Etait-ce sa mère ? peut-être que oui… ou peut être que non, elle ne savait plus très bien. Elle se sentait fébrile et à la fois mal à l’aise d’écouter tout cela à leur insu.

     Elle fut vraiment inquiète quand les gémissements firent place à des pleurs : Elle entendait distinctement la femme pleurer, à l’oreille elle aurait dit que la femme devait être assez âgée, dans la cinquantaine peut être. Mais  pourquoi se mettait elle à pleurer ? Stéphanie serrait le téléphone à son oreille en tremblant : son bras, son corps frémissait, elle se sentait mal… elle avait peur de ce quelle entendait : Le son du vent, les pleurs, et auparavant le son des pas l’avait fait plonger petit à petit du trouble vers l’effroi. Mais elle ne voulait pas raccrocher, elle voulait savoir, elle voulait entendre la suite.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE TROIS… MINUTES… »

     Les pleurs redoublaient, elle avait de plus en plus de mal à continuer d’entendre cela. Brusquement un bruit effréné de frottements se fit entendre avec force, ils furent très vite accompagnés de bruits secs et sourds. Ce fut surtout les cris de la femme qui terrorisèrent Stéphanie. Elle hurlait, elle souffrait… le bruit sourd qu’elle entendait maintenant, elle le compris vite, était assurément le bruit des coups qu’il ou elle infligeait à la vieille femme.

     Stéphanie était pétrifiée par ce quelle écoutait et ce qu’elle pouvait en conclure. Elle restait assise sur son lit, ne sachant que faire, tout se mélangeait dans sa tête, tout cela était tellement inconcevable : Elle était en train d’entendre, avec une poignée de minutes de retard, quelqu’un battre furieusement une vieille femme. Complètement paniquée, elle coupa le message.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE QUATRE… MINUTES… »

     Ca n’en finira jamais ! se disait elle en entendant l’annonce du prochain message. Elle faillit éteindre son téléphone, mais elle ne le fit pas… peut-être pouvait-elle en apprendre plus ? peut-être qu’elle pourrait intervenir ? … elle ne pouvait se résoudre à raccrocher, elle ne le pouvait pas… elle ne le voulait pas.

     Rien que le début du message la pétrifia de nouveau : les frottements bruissaient toujours autant, les cris de la femme avaient fait place à des gémissements, le son des coups continuait à retentir… Elle entendait l’agresseur émettre de petits geignements, sûrement dus à l’effort monstrueux et infâme qu’il déployait : C’était la voix d’un homme… mais elle entendait encore mal le son. Ce fut progressivement que le sombre nuage de la terreur envahi Stéphanie à mesure que les bruits de la femme s’estompaient, et que les geignements de l’agresseur faisaient place à des mugissements de plus en plus forts… Progressivement elle reconnut avec effroi la voix de Cédric. Elle se rappela avoir eu des appels de lui : son numéro ne s’affichait pas sur son téléphone. Elle s’en souvenait bien car elle s’était dit qu’elle ne pourrait pas savoir quand il l’appellerai avant de décrocher. Son petit ami était donc assurément en train de battre une femme quelque part, peut-être qu’il la battait à mort… il la battait à mort : On entendait plus la voix de la femme, plus que les beuglements de Cédric et le bruit de ses coups sur le corps de la femme. Terrifiée, Stéphanie raccrocha, elle ne voulait plus entendre tous ces messages, tout cela était trop horrible, trop abominable, tout cela n’était pas possible, elle avait dû mal comprendre.



     La sonnerie de son téléphone, pourtant guillerette, la terrifia quand elle se déclencha. Elle était plongée dans ses tourments, ne sachant ni que penser ni que faire. La sonnerie de son téléphone lui fit l’effet d’une décharge électrique à travers le corps. Lentement elle ramena son portable devant ses yeux, sur l’écran, elle n’en était pas surprise, était indiqué « numéro privé ». Elle attendit une sonnerie, puis deux, elle était épouvantée. Puis presque impulsivement elle appuya sur la touche pour décrocher et colla promptement le téléphone à son oreille : Elle n’entendait plus de coups, elle entendait juste un bruit régulier de frottement, c’était tout… Stéphanie pleurait, elle imaginait la pauvre femme à moitié morte, Cédric la traînant par les pieds… Cette image dans sa tête lui était insoutenable, surtout accompagnée de ce sinistre son de frottement.

     Soudain, un grand choc se fit entendre, le volume en était si fort qu’il lui fit mal à l’oreille, et ajouté à l’effet de surprise, elle en décolla quelque temps l’appareil. Quand elle le rapprocha de nouveau, le seul son qu’elle entendit était celui du vent, bien plus fort que précédemment.

     Subitement elle entendit comme un grondement sourd mêlé de fracas. Puis d’un coup, elle entendit très distinctement de la voix de Cédric :

     « Stéphanie ? ».

     Prise par surprise, elle ne put réprimer un petit cri d’étonnement.

     « Putain Stéphanie ? Bon Dieu, qu’est ce que tu fais en ligne, merde ! MERDE ! MER ».

     Complètement abasourdie et terrorisée elle raccrocha aussitôt et éteignit son téléphone.



     Il m’a entendu crier ! mon dieu, il sait que j’ai entendu… A l’aide, pitié ! Qu’est ce que je peux faire ? Il va peut-être venir ici me chercher… me tuer ! Je ne peux pas rester ici, je dois m’en aller tout de suite, peut-être était-il tout près de la maison ? Oh putain, c’est horrible, je… je dois aller à la police… je dois partir d’ici… il faut que je prévienne la police !

     Sur ce, Stéphanie bondit de sur son lit, et se précipita à toute allure hors de la maison. Elle courrait vers le commissariat de la ville, qui n’était qu’à cinq minutes de sa maison.



     Mais elle n’arriva jamais au commissariat.

     On l’enterra une semaine plus tard, deux jours après avoir retrouvé son corps, ainsi que celui de la mendiante que Cédric avait battu à mort.


                                    http://photo.ma-bimbo.com/1/383/moy/305952.jpg

                           

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#264 26-08-2008 11:15

Vinss69
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Re: Histoire d'horreur

LaisseMoiRever a écrit:

Stéphanie ferma la porte d’entrée et remit ses clefs dans sa poche. Elle se retourna et observa quelques instants le couloir vide devant elle : Ils n’étaient pas rentrés. Ses parents avaient voulu passer le samedi soir « entre eux » à l’extérieur, et l’avaient prévenu qu’ils rentreraient tard. Elle en déduit qu’ils ne devraient pas revenir de si tôt : Il n’était que vingt-deux heures trente.

     Stéphanie regardait avec regret cette maison vide, elle s’était imaginé que sa soirée durerait un peu longtemps : Le cinéma avec Cédric c’était bien… mais elle aurait voulu passer plus de temps avec lui. Elle l’avait rencontré deux semaines auparavant lors de la fête qu’elle avait organisée pour ses dix-sept ans : Il lui avait bien tapé dans l’œil, et visiblement cela était réciproque… même si ce soir il n’avait pas insisté pour rester un peu plus avec elle.



     Ne sachant trop quoi faire, elle monta clopin-clopant l’escalier : De toute façon j’en passerai d’autres soirées avec lui… la prochaine fois je lui demanderai d’aller boire un verre… rrahhh ! c’est dommage, pour une fois que je n’avais pas les parents sur le dos !

     Arrivée dans sa chambre, elle repoussa la porte de la main, pendant qu’elle se refermait, elle envoya sa veste sur le dossier de sa chaise, et se laissa tomber sur son lit, allongée sur le dos. Le claquement de porte fit alors place au silence : Elle regardait le plafond, occupée à se remémorer la soirée, à se demander ce qu’elle ferait demain, à penser à ses prochains rendez-vous avec Cédric ou ses copines... sûrement qu’on l’appellerait demain pour passer le dimanche après midi à quelque chose de mieux que de rester enfermé à la maison… Au fait, on l’avait appelée ce soir ? Elle s’assit sur son lit, saisit le bas de son blouson, fouilla dans une des poches et en sortit son téléphone portable.



     Ah oui ! il est éteint. Je l’avais coupé au début de la séance de cinéma… j’ai oublié de le rallumer tout à l’heure. Bah ! c’est pas important, de toute façon personne n’a dû m’appeler ce soir… elles doivent être toutes à s’amuser... elles… et moi qui suis là toute seule... pfff... Ah, si ! J’ai eu des messages sur mon répondeur… hein ? huit ? Ben ça fait beaucoup quand même ! On cherche sûrement à m’appeler depuis tout à l’heure… hé, peut-être que je ne vais pas croupir ici ce soir finalement ! Fébrile à l’idée d’aller retrouver ce soir ses amies, elle appela sans attendre sa boîte vocale.



« Veuillez composer votre code secret puis tapez dièse.

...

Vous avez... HUIT… nouveaux messages »

     Elle avait donc bien eu huit messages, au moins là elle en était sûre, mais qui donc aurait bien pu l’appeler huit fois ce soir ?

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT CINQ… MINUTES…

     - Quoi ! » s’étonna Stéphanie, stupéfaite. Elle regarda sans attendre sa montre pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas sur l’heure : Il était vingt-deux heures trente-quatre.

     Bon dieu, huit appels en neuf minutes ! C’est insensé, pourquoi on chercherait autant à me joindre… à moins que… j’espère qu’il n’est rien arrivé de grave… Ce serait terrible si…

     Elle fut interrompue dans sa réflexion par le message qui commençait.



     Au début elle se demanda si son téléphone fonctionnait correctement, mais il marchait puisqu’elle venait d’entendre distinctement la voix de la boîte vocale. Le son était étrange, comme un froissement de linge au vent suivit d’un bruit sourd, le son se répétait, régulier… comme le bruit d’une machine à laver, comme un tourne disque arrivé à la fin du quarante cinq tour. Le son paraissait si froid, si répétitif « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM ». Pendant les premières secondes, elle ne trouvait pas de quel son il pouvait s’agir, puis le bruit d’une voiture lui fit comprendre qu’on l’appelait de la rue. Du même coup tout lui parut évident : On l’appelait par erreur ! Le portable devait être dans la poche, le clavier n’était pas verrouillé, et l’appui des touches avait finit par appeler un numéro du répertoire du téléphone… et c’était tombé sur elle.

     Amusée, elle se prit à écouter le message : toujours ce bruit mécanique, répétitif, le son des voitures, et aussi celui du vent : C’est vrai qu’il ne faisait pas très beau en ce soir d’octobre, et en sortant du cinéma le vent commençait déjà à souffler. Le son en était ici assez angoissant, comme une longue plainte fantomatique, un « oooooouuuuuuuhhhhhhh » qui lui rappelait les soirs de grand vent pendant lesquels ce dernier émettait sa complainte par le foyer de la cheminée du salon.



     « Fin du message »

     Le brusque retour à la voix de la boîte vocale la surprit. Le message s’était coupé d’un coup, sûrement dû à un nouvel appui accidentel sur la touche d’appel. Ce ne fut pas la brutalité du passage qui la surpris, mais plutôt le fait d’entendre cette voix féminine, calme et posée, qui contrastait tellement avec le bruit mécanique de la marche, mêlé à celui des voitures, et du souffle du vent sur le micro du téléphone. Elle ne s’en était pas rendu compte lors de l’écoute du message, mais ce son était au fond assez sinistre.

     « Tapez 2 pour effacer, 3 pour réécouter.

     ...

     Effacer ».



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT SEPT… MINUTES… »

     Le message était quasi identique au premier : Toujours ce bruit, répétitif, monotone, qui devenait pour elle un peu angoissant, plus pesant que précédemment.

     Et puis il va y en avoir encore six comme ça ?... Eh bien... Super ! Mais de qui ça provient ? Qui c’est qui m’appèle à la fin ? Voulant passer au prochain message pour que la boîte vocale lui fournisse le numéro de l’appelant, et ayant assez entendu ce bruit, elle coupa le message sans attendre.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT HUIT… MINUTES… »

     Mais la boîte ne donnait pas de numéro, elle aurait dû formuler normalement un « message provenant du ... ». Elle se rappela que sur les deux premier messages on ne lui avait pas signalé le numéro. Elle en déduisit que l’appelant avait sûrement choisi que son numéro soit masqué aux personnes qu’il appelait : Sur le portable de Stéphanie le message « numéro privé » s’affichait quand une personne ayant cette option lui téléphonait. Elle fouilla dans sa mémoire pour trouver qui elle connaissait dans ce cas-là. A peine elle avait commencé à réfléchir que le message débutait, et le son lancinant reprenait. Un peu plus à chaque fois, il intensifiait en elle un certain malaise.

     Le son répétitif s’arrêta. Le hululement du vent prenait plus d’importance en l’absence du bruit assommant produit par la marche, elle entendait toujours les voitures passer. La personne était toujours dans la rue et venait de s’arrêter, elle n’entendait plus rien d’autre que le vent et les voitures. Que fait-il ? Ou bien que fait-elle ? pensait Stéphanie. Il est peut être en train de regarder quelque chose ? de s’arrêter pour allumer une cigarette ? ou alors juste pour prendre un peu le temps de flâner ? Tout cela la rendait de plus en plus curieuse… en même temps elle ne se sentait pas très bien, gênée d’entendre une autre personne à son insu, et aussi tout simplement parce que le bruit de la marche à travers le micro du téléphone dans la poche était sinistre !

     Puis le désagréable son de marche reprit et commençait franchement à l’apeurer : « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… ». Elle continuait d’écouter le message, le bruit des voitures semblait diminuer : Est ce qu’il rentrait dans un lotissement ? est ce qu’il allait dans une plus petite rue ? Finalement tracassée par ce côté « voyeur malgré elle », elle coupa le message et passa au suivant.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE… MINUTES… »

     Le message était toujours le même : toujours ce bruit répétitif et morne. Mais elle n’entendait plus le bruit des voitures, la personne devait sûrement s’être engagée dans une petite rue. Agacée par le son, elle coupa le message.

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEUR...

     BIP BIP... BIP BIP»

     Surprise par le son elle mis le téléphone face à elle : Comme le signal sonore l’avait indiqué, elle venait de recevoir un message... La personne continuait à l’appeler par erreur.



     Elle remit le téléphone à son oreille, et fut surprise d’entendre assez distinctement le miaulement d’un chat. Elle n’entendait toujours aucun bruit de voiture, juste le bruit et le vent. Puis, le son se transforma quelque peu, elle percevait comme un écho, la personne était peut-être dans une cour, ou dans une petite ruelle étriquée. Le bruit répétitif se fit de plus en plus lent, puis s’arrêta, c’est alors qu’à sa grande surprise elle entendit des gémissements. Ces derniers étaient plutôt faibles, mais elle en était sûre, elle entendait quelqu’un gémir au loin, c’était une voix féminine, mais elle avait du mal à l’entendre. Encore plus que les pas, ces gémissements la mettaient mal à l’aise.

     Le bruit de la marche reprit, mais lentement. Le volume des gémissements augmentait : Il ou elle s’approche d’elle… est ce qu’elle est malade ? pourquoi elle gémit comme ça ? peut-être il ou elle est de sa famille ? Stéphanie s’embrouillait dans toutes ces interrogations… Elle avait peur, de plus en plus peur de ce qu’elle entendait, mais tout cela l’hypnotisait, elle voulait suffisamment savoir ce qui allait se passer pour ne pas raccrocher.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE ET UNE… MINUTES… »

     Le vent soufflait toujours, les pas avaient cessé, les gémissements continuaient, ils étaient très forts maintenant : Stéphanie en déduit qu’il ou elle devait se tenir devant la femme. Etait-ce sa mère ? peut-être que oui… ou peut être que non, elle ne savait plus très bien. Elle se sentait fébrile et à la fois mal à l’aise d’écouter tout cela à leur insu.

     Elle fut vraiment inquiète quand les gémissements firent place à des pleurs : Elle entendait distinctement la femme pleurer, à l’oreille elle aurait dit que la femme devait être assez âgée, dans la cinquantaine peut être. Mais  pourquoi se mettait elle à pleurer ? Stéphanie serrait le téléphone à son oreille en tremblant : son bras, son corps frémissait, elle se sentait mal… elle avait peur de ce quelle entendait : Le son du vent, les pleurs, et auparavant le son des pas l’avait fait plonger petit à petit du trouble vers l’effroi. Mais elle ne voulait pas raccrocher, elle voulait savoir, elle voulait entendre la suite.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE TROIS… MINUTES… »

     Les pleurs redoublaient, elle avait de plus en plus de mal à continuer d’entendre cela. Brusquement un bruit effréné de frottements se fit entendre avec force, ils furent très vite accompagnés de bruits secs et sourds. Ce fut surtout les cris de la femme qui terrorisèrent Stéphanie. Elle hurlait, elle souffrait… le bruit sourd qu’elle entendait maintenant, elle le compris vite, était assurément le bruit des coups qu’il ou elle infligeait à la vieille femme.

     Stéphanie était pétrifiée par ce quelle écoutait et ce qu’elle pouvait en conclure. Elle restait assise sur son lit, ne sachant que faire, tout se mélangeait dans sa tête, tout cela était tellement inconcevable : Elle était en train d’entendre, avec une poignée de minutes de retard, quelqu’un battre furieusement une vieille femme. Complètement paniquée, elle coupa le message.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE QUATRE… MINUTES… »

     Ca n’en finira jamais ! se disait elle en entendant l’annonce du prochain message. Elle faillit éteindre son téléphone, mais elle ne le fit pas… peut-être pouvait-elle en apprendre plus ? peut-être qu’elle pourrait intervenir ? … elle ne pouvait se résoudre à raccrocher, elle ne le pouvait pas… elle ne le voulait pas.

     Rien que le début du message la pétrifia de nouveau : les frottements bruissaient toujours autant, les cris de la femme avaient fait place à des gémissements, le son des coups continuait à retentir… Elle entendait l’agresseur émettre de petits geignements, sûrement dus à l’effort monstrueux et infâme qu’il déployait : C’était la voix d’un homme… mais elle entendait encore mal le son. Ce fut progressivement que le sombre nuage de la terreur envahi Stéphanie à mesure que les bruits de la femme s’estompaient, et que les geignements de l’agresseur faisaient place à des mugissements de plus en plus forts… Progressivement elle reconnut avec effroi la voix de Cédric. Elle se rappela avoir eu des appels de lui : son numéro ne s’affichait pas sur son téléphone. Elle s’en souvenait bien car elle s’était dit qu’elle ne pourrait pas savoir quand il l’appellerai avant de décrocher. Son petit ami était donc assurément en train de battre une femme quelque part, peut-être qu’il la battait à mort… il la battait à mort : On entendait plus la voix de la femme, plus que les beuglements de Cédric et le bruit de ses coups sur le corps de la femme. Terrifiée, Stéphanie raccrocha, elle ne voulait plus entendre tous ces messages, tout cela était trop horrible, trop abominable, tout cela n’était pas possible, elle avait dû mal comprendre.



     La sonnerie de son téléphone, pourtant guillerette, la terrifia quand elle se déclencha. Elle était plongée dans ses tourments, ne sachant ni que penser ni que faire. La sonnerie de son téléphone lui fit l’effet d’une décharge électrique à travers le corps. Lentement elle ramena son portable devant ses yeux, sur l’écran, elle n’en était pas surprise, était indiqué « numéro privé ». Elle attendit une sonnerie, puis deux, elle était épouvantée. Puis presque impulsivement elle appuya sur la touche pour décrocher et colla promptement le téléphone à son oreille : Elle n’entendait plus de coups, elle entendait juste un bruit régulier de frottement, c’était tout… Stéphanie pleurait, elle imaginait la pauvre femme à moitié morte, Cédric la traînant par les pieds… Cette image dans sa tête lui était insoutenable, surtout accompagnée de ce sinistre son de frottement.

     Soudain, un grand choc se fit entendre, le volume en était si fort qu’il lui fit mal à l’oreille, et ajouté à l’effet de surprise, elle en décolla quelque temps l’appareil. Quand elle le rapprocha de nouveau, le seul son qu’elle entendit était celui du vent, bien plus fort que précédemment.

     Subitement elle entendit comme un grondement sourd mêlé de fracas. Puis d’un coup, elle entendit très distinctement de la voix de Cédric :

     « Stéphanie ? ».

     Prise par surprise, elle ne put réprimer un petit cri d’étonnement.

     « Putain Stéphanie ? Bon Dieu, qu’est ce que tu fais en ligne, merde ! MERDE ! MER ».

     Complètement abasourdie et terrorisée elle raccrocha aussitôt et éteignit son téléphone.



     Il m’a entendu crier ! mon dieu, il sait que j’ai entendu… A l’aide, pitié ! Qu’est ce que je peux faire ? Il va peut-être venir ici me chercher… me tuer ! Je ne peux pas rester ici, je dois m’en aller tout de suite, peut-être était-il tout près de la maison ? Oh putain, c’est horrible, je… je dois aller à la police… je dois partir d’ici… il faut que je prévienne la police !

     Sur ce, Stéphanie bondit de sur son lit, et se précipita à toute allure hors de la maison. Elle courrait vers le commissariat de la ville, qui n’était qu’à cinq minutes de sa maison.



     Mais elle n’arriva jamais au commissariat.

     On l’enterra une semaine plus tard, deux jours après avoir retrouvé son corps, ainsi que celui de la mendiante que Cédric avait battu à mort.

trop bien ct'histoire !!! elle fait flipper !!


°°..°°ma presentation°°..°°
Ma t'iite famille est dans ma descriiptiion clique la c'est mon profiil
°. des tits codes allopass.°iicii
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#265 26-08-2008 11:48

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Re: Histoire d'horreur

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#266 26-08-2008 14:52

Xanissa
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Re: Histoire d'horreur

LaisseMoiRever a écrit:

Dormir…

     … Maintenant cette idée la terrifiait.

     Malgré la douce chaleur de la couette qui l’invitait au sommeil, elle n’arrivait pas à dormir, elle savait trop ce qui l’y attendait :

     Il y avait ce rêve.

     Cet effroyable rêve, enfermée dans cette boîte sans lumière et trop petite pour la laisser bouger.

     Ce cauchemar, emprisonnée dans ce cercueil, qui finissait toujours par voler en éclats…

     … et puis cette horrible sensation de chute...........

Quand elle avait eu ce rêve pour la première fois, elle s’était réveillée, terrifiée, tellement marquée qu’il lui fallut bien une bonne heure avant de pouvoir se rendormir. Puis la nuit suivante, et encore celle d’après… toutes les nuits, ce rêve revenait, hantait son sommeil… et pendant le jour, ne lui laissait plus que la crainte de la prochaine nuit.

     Elle avait bien essayé d’en parler à ses amis, même à ses parents, mais elle n’avait trouvé aucune oreille attentive à ses problèmes. Alors entre moquerie et inattention, elle finit par se renfermer petit à petit sur elle-même.



     Deux semaines s’étaient écoulées depuis. Il était maintenant une heure du matin… et malgré la peur, elle avait fini par se laisser aller : elle dormait.



     Elle ouvrit les yeux sur le néant, aucune forme ne se détachait dans cette obscurité totale. Elle se retrouvait une énième fois enfermée, debout dans cette boîte tellement étroite qu’elle ne pouvait pas même relever les bras.

     Surtout il fallait qu’elle reste calme : les premières fois, elle avait complètement paniqué, mais cela n’avait rendu l’expérience que plus dure.

     Le manque d’air se faisait maintenant sentir, mais elle se tenait tranquille, elle savait qu’il ne fallait pas lutter, elle attendait, immobile, telle une momie dans son sarcophage, que celui-ci daigne s’ouvrir.



     Et encore une fois ce grand fracas assourdissant qui venait de toutes parts, et les parois de ce cercueil qu’elle sentit propulsées loin d’elle.

     Son corps s’en trouvait ainsi libre…

     … libre d’être emporté vers cette chute vertigineuse…



     Elle avait déjà désespérément essayé d’éviter cette effroyable chute en s’accrochant aux parois avant que tout ne se disloque. Mais elle n’arrivait à s’agripper d’aucune façon à leur surface lisse… et à chaque fois elle tombait, et instantanément l’horrible sensation de vide et de chute la tirait du sommeil.

     Mais maintenant, elle voulait que tout cela s’arrête.

     Elle voulait percer le secret de ce cauchemar obsédant et récurant.

     Cette fois-ci, elle ferait tout pour savoir ce qui l’attendait au bout du rêve… après la chute.



     Le silence était absolu, même pas le bruit du vent autour d’elle, d’ailleurs elle ne sentait pas d’air contre elle… Elle ne ressentait que ce vertige, cette affreuse  sensation de chute qui la terrifiait et lui retournait l’estomac. Elle paniquait, mais résistait, elle gardait ses yeux vigoureusement fermés et cherchait péniblement à se calmer. Elle se sentait de plus en plus envahie par la nausée, le vertige et la peur.

     Puis un son lui perça les tympans : aigu et strident, une espèce de grincement ininterrompu. Elle se tint les oreilles à deux mains, elle essaya de crier, mais sûrement couvert par ce bruit atroce, elle n’entendit rien sortir de sa bouche. Le bruit augmentait, devenait complètement insupportable, elle allait devenir folle si cela continuait. Et subitement, l’insoutenable crissement s’interrompit… le silence revint.

     Puis progressivement, le calme s’installa à nouveau en elle, peu à peu la sensation de chute se dissipa, et lentement tout son corps lui sembla plus reposé, plus détendu, lui donnant finalement l’impression d’être enveloppé dans du coton. Elle se sentait plus calme, presque somnolente, comme à demi endormie, comme si tout s’éloignait petit à petit…

     … Elle se réveilla, allongée dans son lit.

   

     La lumière était allumée, sa mère, agenouillée à ses côtés, la regardait tendrement, son doux visage éclairé par la chaude lueur de la lampe de chevet. Elle se sentait en sécurité, calme et reposée. Elle voulu alors dire à sa mère qu’elle était contente de la voir, de la sentir près d’elle après cette expérience terrible… Mais elle n’arrivait pas : ses lèvres ne bougeaient pas ! Elle essaya plusieurs fois, mais elles restaient inexorablement figées. Paniquée, elle tenta de bouger la tête, mais sans résultats. Puis, horrifiée, elle essaya de bouger un bras ou une jambe, pourtant son corps resta invariablement immobile. A part ses yeux, elle demeurait complètement figée, et c’est quand elle les tourna à nouveau vers sa mère que sa terreur fut totale : Elle se décomposait devant elle, sa peau n’était plus qu’une croûte grise qui tombait en lambeaux, laissant apparaître la chair rougeâtre et suintante. D’ailleurs, des centaines de petits vers commencèrent à sortir de toutes ses plaies et rampaient maintenant partout sur son corps. Ses lèvres finirent par pendre, se détachèrent progressivement, et finalement tombèrent, laissant ses mâchoires à nu. Son sourire n’était plus, il avait fait place à deux rangées de dents pourries. Puis les paupières suivirent, et tombèrent à leur tour…



     Elle avait envie de hurler, de pleurer, mais elle ne pouvait rien faire, impuissante, figée dans ce lit, avec le spectacle de ce qui restait de sa mère se décomposant devant elle. Son effroi atteignit des sommets : Ce qui n’était plus qu’un cadavre décomposé se penchait vers elle, et tendait lentement une main vers son visage ! Elle essaya de se débattre, mais toujours figée, elle ne put qu’assister, impuissante, à cette main qui vint lui caresser doucement la joue : Elle était humide et glacée, et sa joue devint de plus en plus froide, puis se fut tout son visage qui s’engourdit. Très vite, elle sentit tout son corps se geler… un immense froid l’envahit, la mordit, la dévora. Et petit à petit elle se sentit partir, s’éloigner de tout cela. Elle percevait de moins en moins le froid… tout s’assombrissait, tout disparaissait...



     Le lendemain, les parents la trouvèrent morte dans son lit : étouffée pendant la nuit : L’analyse révéla qu’elle souffrait d’apnée du sommeil.

     Le réveil causé par la sensation de chute lors de ses cauchemars l’avait empêché de succomber à l’étouffement... Sauf cette nuit où elle avait cherché à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cet abîme, au-delà de ce gouffre dans lequel elle tombait chaque nuit.

Pour l'instant c'est l'une des meilleure que j'ai lue bimbo/smile  t'en as d'autres comme; sa bimbo/bave

Dernière modification par Xanissa (26-08-2008 14:55)

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#267 26-08-2008 15:10

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Re: Histoire d'horreur

jenny55 a écrit:

ok bon je commence
C'etait une journée bien sombre deux petites filles jouaient tranquillement, leurs parents eux, etaient au restaurant ce soir la. Elles s'amusait lorsqu'elle entendirent a la radio "Faites attention!!! une folle sans jambe s'est echappée de l'asile" Les deux filles rierent et s'amuserent a l'imiter puis soudain elles entendirent
poum poum ssscccchhhhiiiiii
poum poum sssscccchhhhiiiii
Elles commencerent a paniquer, la peur s'emparait d'elles petit a petit puis elles réentendirent
poum poum ssscccchhhhiiiiii
poum poum sssscccchhhhiiiii
Elles etaignerent la lumiere et dormerent blotit l'un contre l'autre puis soudain
la soeur ainée sentit un liquide couler sur sa joue et dit
"C'est bon arrete de pleurer !!!" elle allumât la lumiere et vu la folle avec la tet ensanglanté de sa soeur dans les mains
( poum poum etait le bruit des coudes qui tapait sur le sol et sssscccchhhhiiiiiiii etait le bruit de son corps qui trainait pr terre )
voiloa elle vous a plu ^^?

Bonjour.
En fait tu n'as pas tout précisé : La "folle" n'avait plus ses jambes et elle avancait grâce à deux couteaux c'est pour ça que ça faisait ce drôle de bruit mais cete histoire est fausse, elle a été inventée.


Si tu veux faire partie de ma famille, envoie-moi un message privé !
Tu peux aller voir ma bimbo et regarder ma description si tu as envie de me connaître un peu mieux.
Je fais partie du fan club de Nawrra.
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#268 26-08-2008 15:11

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Re: Histoire d'horreur

Il parait que sur youtube il y a une video maudite, toutes les personnes qui l'on vu sont mortes!


http://photo.ma-bimbo.com/1/281/moy/224429.jpgSur "valider", une surprise t'attends! (Pas de lien vers tu-sais-où)     =^.^= [Miaou]       
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Dieu te le rendra

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#269 26-08-2008 15:13

Xanissa
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Re: Histoire d'horreur

vinss69 a écrit:

LaisseMoiRever a écrit:

Stéphanie ferma la porte d’entrée et remit ses clefs dans sa poche. Elle se retourna et observa quelques instants le couloir vide devant elle : Ils n’étaient pas rentrés. Ses parents avaient voulu passer le samedi soir « entre eux » à l’extérieur, et l’avaient prévenu qu’ils rentreraient tard. Elle en déduit qu’ils ne devraient pas revenir de si tôt : Il n’était que vingt-deux heures trente.

     Stéphanie regardait avec regret cette maison vide, elle s’était imaginé que sa soirée durerait un peu longtemps : Le cinéma avec Cédric c’était bien… mais elle aurait voulu passer plus de temps avec lui. Elle l’avait rencontré deux semaines auparavant lors de la fête qu’elle avait organisée pour ses dix-sept ans : Il lui avait bien tapé dans l’œil, et visiblement cela était réciproque… même si ce soir il n’avait pas insisté pour rester un peu plus avec elle.



     Ne sachant trop quoi faire, elle monta clopin-clopant l’escalier : De toute façon j’en passerai d’autres soirées avec lui… la prochaine fois je lui demanderai d’aller boire un verre… rrahhh ! c’est dommage, pour une fois que je n’avais pas les parents sur le dos !

     Arrivée dans sa chambre, elle repoussa la porte de la main, pendant qu’elle se refermait, elle envoya sa veste sur le dossier de sa chaise, et se laissa tomber sur son lit, allongée sur le dos. Le claquement de porte fit alors place au silence : Elle regardait le plafond, occupée à se remémorer la soirée, à se demander ce qu’elle ferait demain, à penser à ses prochains rendez-vous avec Cédric ou ses copines... sûrement qu’on l’appellerait demain pour passer le dimanche après midi à quelque chose de mieux que de rester enfermé à la maison… Au fait, on l’avait appelée ce soir ? Elle s’assit sur son lit, saisit le bas de son blouson, fouilla dans une des poches et en sortit son téléphone portable.



     Ah oui ! il est éteint. Je l’avais coupé au début de la séance de cinéma… j’ai oublié de le rallumer tout à l’heure. Bah ! c’est pas important, de toute façon personne n’a dû m’appeler ce soir… elles doivent être toutes à s’amuser... elles… et moi qui suis là toute seule... pfff... Ah, si ! J’ai eu des messages sur mon répondeur… hein ? huit ? Ben ça fait beaucoup quand même ! On cherche sûrement à m’appeler depuis tout à l’heure… hé, peut-être que je ne vais pas croupir ici ce soir finalement ! Fébrile à l’idée d’aller retrouver ce soir ses amies, elle appela sans attendre sa boîte vocale.



« Veuillez composer votre code secret puis tapez dièse.

...

Vous avez... HUIT… nouveaux messages »

     Elle avait donc bien eu huit messages, au moins là elle en était sûre, mais qui donc aurait bien pu l’appeler huit fois ce soir ?

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT CINQ… MINUTES…

     - Quoi ! » s’étonna Stéphanie, stupéfaite. Elle regarda sans attendre sa montre pour s’assurer qu’elle ne se trompait pas sur l’heure : Il était vingt-deux heures trente-quatre.

     Bon dieu, huit appels en neuf minutes ! C’est insensé, pourquoi on chercherait autant à me joindre… à moins que… j’espère qu’il n’est rien arrivé de grave… Ce serait terrible si…

     Elle fut interrompue dans sa réflexion par le message qui commençait.



     Au début elle se demanda si son téléphone fonctionnait correctement, mais il marchait puisqu’elle venait d’entendre distinctement la voix de la boîte vocale. Le son était étrange, comme un froissement de linge au vent suivit d’un bruit sourd, le son se répétait, régulier… comme le bruit d’une machine à laver, comme un tourne disque arrivé à la fin du quarante cinq tour. Le son paraissait si froid, si répétitif « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM ». Pendant les premières secondes, elle ne trouvait pas de quel son il pouvait s’agir, puis le bruit d’une voiture lui fit comprendre qu’on l’appelait de la rue. Du même coup tout lui parut évident : On l’appelait par erreur ! Le portable devait être dans la poche, le clavier n’était pas verrouillé, et l’appui des touches avait finit par appeler un numéro du répertoire du téléphone… et c’était tombé sur elle.

     Amusée, elle se prit à écouter le message : toujours ce bruit mécanique, répétitif, le son des voitures, et aussi celui du vent : C’est vrai qu’il ne faisait pas très beau en ce soir d’octobre, et en sortant du cinéma le vent commençait déjà à souffler. Le son en était ici assez angoissant, comme une longue plainte fantomatique, un « oooooouuuuuuuhhhhhhh » qui lui rappelait les soirs de grand vent pendant lesquels ce dernier émettait sa complainte par le foyer de la cheminée du salon.



     « Fin du message »

     Le brusque retour à la voix de la boîte vocale la surprit. Le message s’était coupé d’un coup, sûrement dû à un nouvel appui accidentel sur la touche d’appel. Ce ne fut pas la brutalité du passage qui la surpris, mais plutôt le fait d’entendre cette voix féminine, calme et posée, qui contrastait tellement avec le bruit mécanique de la marche, mêlé à celui des voitures, et du souffle du vent sur le micro du téléphone. Elle ne s’en était pas rendu compte lors de l’écoute du message, mais ce son était au fond assez sinistre.

     « Tapez 2 pour effacer, 3 pour réécouter.

     ...

     Effacer ».



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT SEPT… MINUTES… »

     Le message était quasi identique au premier : Toujours ce bruit, répétitif, monotone, qui devenait pour elle un peu angoissant, plus pesant que précédemment.

     Et puis il va y en avoir encore six comme ça ?... Eh bien... Super ! Mais de qui ça provient ? Qui c’est qui m’appèle à la fin ? Voulant passer au prochain message pour que la boîte vocale lui fournisse le numéro de l’appelant, et ayant assez entendu ce bruit, elle coupa le message sans attendre.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… VINGT HUIT… MINUTES… »

     Mais la boîte ne donnait pas de numéro, elle aurait dû formuler normalement un « message provenant du ... ». Elle se rappela que sur les deux premier messages on ne lui avait pas signalé le numéro. Elle en déduisit que l’appelant avait sûrement choisi que son numéro soit masqué aux personnes qu’il appelait : Sur le portable de Stéphanie le message « numéro privé » s’affichait quand une personne ayant cette option lui téléphonait. Elle fouilla dans sa mémoire pour trouver qui elle connaissait dans ce cas-là. A peine elle avait commencé à réfléchir que le message débutait, et le son lancinant reprenait. Un peu plus à chaque fois, il intensifiait en elle un certain malaise.

     Le son répétitif s’arrêta. Le hululement du vent prenait plus d’importance en l’absence du bruit assommant produit par la marche, elle entendait toujours les voitures passer. La personne était toujours dans la rue et venait de s’arrêter, elle n’entendait plus rien d’autre que le vent et les voitures. Que fait-il ? Ou bien que fait-elle ? pensait Stéphanie. Il est peut être en train de regarder quelque chose ? de s’arrêter pour allumer une cigarette ? ou alors juste pour prendre un peu le temps de flâner ? Tout cela la rendait de plus en plus curieuse… en même temps elle ne se sentait pas très bien, gênée d’entendre une autre personne à son insu, et aussi tout simplement parce que le bruit de la marche à travers le micro du téléphone dans la poche était sinistre !

     Puis le désagréable son de marche reprit et commençait franchement à l’apeurer : « schrrr frrr chrrr BOUM… schrrr frrr chrrr BOUM… ». Elle continuait d’écouter le message, le bruit des voitures semblait diminuer : Est ce qu’il rentrait dans un lotissement ? est ce qu’il allait dans une plus petite rue ? Finalement tracassée par ce côté « voyeur malgré elle », elle coupa le message et passa au suivant.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE… MINUTES… »

     Le message était toujours le même : toujours ce bruit répétitif et morne. Mais elle n’entendait plus le bruit des voitures, la personne devait sûrement s’être engagée dans une petite rue. Agacée par le son, elle coupa le message.

     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEUR...

     BIP BIP... BIP BIP»

     Surprise par le son elle mis le téléphone face à elle : Comme le signal sonore l’avait indiqué, elle venait de recevoir un message... La personne continuait à l’appeler par erreur.



     Elle remit le téléphone à son oreille, et fut surprise d’entendre assez distinctement le miaulement d’un chat. Elle n’entendait toujours aucun bruit de voiture, juste le bruit et le vent. Puis, le son se transforma quelque peu, elle percevait comme un écho, la personne était peut-être dans une cour, ou dans une petite ruelle étriquée. Le bruit répétitif se fit de plus en plus lent, puis s’arrêta, c’est alors qu’à sa grande surprise elle entendit des gémissements. Ces derniers étaient plutôt faibles, mais elle en était sûre, elle entendait quelqu’un gémir au loin, c’était une voix féminine, mais elle avait du mal à l’entendre. Encore plus que les pas, ces gémissements la mettaient mal à l’aise.

     Le bruit de la marche reprit, mais lentement. Le volume des gémissements augmentait : Il ou elle s’approche d’elle… est ce qu’elle est malade ? pourquoi elle gémit comme ça ? peut-être il ou elle est de sa famille ? Stéphanie s’embrouillait dans toutes ces interrogations… Elle avait peur, de plus en plus peur de ce qu’elle entendait, mais tout cela l’hypnotisait, elle voulait suffisamment savoir ce qui allait se passer pour ne pas raccrocher.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE ET UNE… MINUTES… »

     Le vent soufflait toujours, les pas avaient cessé, les gémissements continuaient, ils étaient très forts maintenant : Stéphanie en déduit qu’il ou elle devait se tenir devant la femme. Etait-ce sa mère ? peut-être que oui… ou peut être que non, elle ne savait plus très bien. Elle se sentait fébrile et à la fois mal à l’aise d’écouter tout cela à leur insu.

     Elle fut vraiment inquiète quand les gémissements firent place à des pleurs : Elle entendait distinctement la femme pleurer, à l’oreille elle aurait dit que la femme devait être assez âgée, dans la cinquantaine peut être. Mais  pourquoi se mettait elle à pleurer ? Stéphanie serrait le téléphone à son oreille en tremblant : son bras, son corps frémissait, elle se sentait mal… elle avait peur de ce quelle entendait : Le son du vent, les pleurs, et auparavant le son des pas l’avait fait plonger petit à petit du trouble vers l’effroi. Mais elle ne voulait pas raccrocher, elle voulait savoir, elle voulait entendre la suite.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE TROIS… MINUTES… »

     Les pleurs redoublaient, elle avait de plus en plus de mal à continuer d’entendre cela. Brusquement un bruit effréné de frottements se fit entendre avec force, ils furent très vite accompagnés de bruits secs et sourds. Ce fut surtout les cris de la femme qui terrorisèrent Stéphanie. Elle hurlait, elle souffrait… le bruit sourd qu’elle entendait maintenant, elle le compris vite, était assurément le bruit des coups qu’il ou elle infligeait à la vieille femme.

     Stéphanie était pétrifiée par ce quelle écoutait et ce qu’elle pouvait en conclure. Elle restait assise sur son lit, ne sachant que faire, tout se mélangeait dans sa tête, tout cela était tellement inconcevable : Elle était en train d’entendre, avec une poignée de minutes de retard, quelqu’un battre furieusement une vieille femme. Complètement paniquée, elle coupa le message.



     « Aujourd’hui à VINGT DEUX… HEURES… TRENTE QUATRE… MINUTES… »

     Ca n’en finira jamais ! se disait elle en entendant l’annonce du prochain message. Elle faillit éteindre son téléphone, mais elle ne le fit pas… peut-être pouvait-elle en apprendre plus ? peut-être qu’elle pourrait intervenir ? … elle ne pouvait se résoudre à raccrocher, elle ne le pouvait pas… elle ne le voulait pas.

     Rien que le début du message la pétrifia de nouveau : les frottements bruissaient toujours autant, les cris de la femme avaient fait place à des gémissements, le son des coups continuait à retentir… Elle entendait l’agresseur émettre de petits geignements, sûrement dus à l’effort monstrueux et infâme qu’il déployait : C’était la voix d’un homme… mais elle entendait encore mal le son. Ce fut progressivement que le sombre nuage de la terreur envahi Stéphanie à mesure que les bruits de la femme s’estompaient, et que les geignements de l’agresseur faisaient place à des mugissements de plus en plus forts… Progressivement elle reconnut avec effroi la voix de Cédric. Elle se rappela avoir eu des appels de lui : son numéro ne s’affichait pas sur son téléphone. Elle s’en souvenait bien car elle s’était dit qu’elle ne pourrait pas savoir quand il l’appellerai avant de décrocher. Son petit ami était donc assurément en train de battre une femme quelque part, peut-être qu’il la battait à mort… il la battait à mort : On entendait plus la voix de la femme, plus que les beuglements de Cédric et le bruit de ses coups sur le corps de la femme. Terrifiée, Stéphanie raccrocha, elle ne voulait plus entendre tous ces messages, tout cela était trop horrible, trop abominable, tout cela n’était pas possible, elle avait dû mal comprendre.



     La sonnerie de son téléphone, pourtant guillerette, la terrifia quand elle se déclencha. Elle était plongée dans ses tourments, ne sachant ni que penser ni que faire. La sonnerie de son téléphone lui fit l’effet d’une décharge électrique à travers le corps. Lentement elle ramena son portable devant ses yeux, sur l’écran, elle n’en était pas surprise, était indiqué « numéro privé ». Elle attendit une sonnerie, puis deux, elle était épouvantée. Puis presque impulsivement elle appuya sur la touche pour décrocher et colla promptement le téléphone à son oreille : Elle n’entendait plus de coups, elle entendait juste un bruit régulier de frottement, c’était tout… Stéphanie pleurait, elle imaginait la pauvre femme à moitié morte, Cédric la traînant par les pieds… Cette image dans sa tête lui était insoutenable, surtout accompagnée de ce sinistre son de frottement.

     Soudain, un grand choc se fit entendre, le volume en était si fort qu’il lui fit mal à l’oreille, et ajouté à l’effet de surprise, elle en décolla quelque temps l’appareil. Quand elle le rapprocha de nouveau, le seul son qu’elle entendit était celui du vent, bien plus fort que précédemment.

     Subitement elle entendit comme un grondement sourd mêlé de fracas. Puis d’un coup, elle entendit très distinctement de la voix de Cédric :

     « Stéphanie ? ».

     Prise par surprise, elle ne put réprimer un petit cri d’étonnement.

     « Putain Stéphanie ? Bon Dieu, qu’est ce que tu fais en ligne, merde ! MERDE ! MER ».

     Complètement abasourdie et terrorisée elle raccrocha aussitôt et éteignit son téléphone.



     Il m’a entendu crier ! mon dieu, il sait que j’ai entendu… A l’aide, pitié ! Qu’est ce que je peux faire ? Il va peut-être venir ici me chercher… me tuer ! Je ne peux pas rester ici, je dois m’en aller tout de suite, peut-être était-il tout près de la maison ? Oh putain, c’est horrible, je… je dois aller à la police… je dois partir d’ici… il faut que je prévienne la police !

     Sur ce, Stéphanie bondit de sur son lit, et se précipita à toute allure hors de la maison. Elle courrait vers le commissariat de la ville, qui n’était qu’à cinq minutes de sa maison.



     Mais elle n’arriva jamais au commissariat.

     On l’enterra une semaine plus tard, deux jours après avoir retrouvé son corps, ainsi que celui de la mendiante que Cédric avait battu à mort.

trop bien ct'histoire !!! elle fait flipper !!

Cella aussi est pas mal ! bimbo/smile

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#270 26-08-2008 15:15

Xanissa
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Re: Histoire d'horreur

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#271 26-08-2008 15:20

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Re: Histoire d'horreur

ZzZouloute67 a écrit:

POur moi les meilleurs c les asiatiques ils aparaissent dans tout les film d'horrreur les meilleurs c'est the grudge ou le cercle the ring et phone jkiiffa donff !!


jvous les conseille un moment de pur frisson en delirant entre potes !!

bimbo/gros-sourire

ouai ta raison ! j'adore le cercle et the ring c'est mes film préféré enfin pour l'instant  wink


Mais où va le monde ?? x)

GET LiTE, BABY MiLO, BAPESTA  j'ad♥re



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#272 26-08-2008 15:21

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Re: Histoire d'horreur

moi j'aime bien mais j'e connais pas des histoires par contre les films oui: comme le cercle,...


vous savez quoi? JOYEUX ANNIVERSAIRE BILL !!(lundi)
ET VOUS SAVEZ QUOI ENCORE? rien
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#273 26-08-2008 15:25

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Re: Histoire d'horreur

OPKT-Ketchup a écrit:

Il parait que sur youtube il y a une video maudite, toutes les personnes qui l'on vu sont mortes!

ah bon? XD tu sais ce que cest comme vidéo??


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BESOIN DE DEFIS SVP :Dsans mise 23<
Ely

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#274 26-08-2008 15:28

Vinss69
fan mabimbo
vinss69
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Re: Histoire d'horreur

ely4429 a écrit:

OPKT-Ketchup a écrit:

Il parait que sur youtube il y a une video maudite, toutes les personnes qui l'on vu sont mortes!

ah bon? XD tu sais ce que cest comme vidéo??

je préfères pas regarder !! fou rire 


°°..°°ma presentation°°..°°
Ma t'iite famille est dans ma descriiptiion clique la c'est mon profiil
°. des tits codes allopass.°iicii
mon tiit blogounet nà moii
& pii mon blog avec la couz chewxiie  : Kenzah1996. && aussi mon blog avec ma grande sist'ah de coeur : neskuike
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#275 26-08-2008 15:37

Ely4429
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ely4429
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Re: Histoire d'horreur

vinss69 a écrit:

ely4429 a écrit:

OPKT-Ketchup a écrit:

Il parait que sur youtube il y a une video maudite, toutes les personnes qui l'on vu sont mortes!

ah bon? XD tu sais ce que cest comme vidéo??

je préfères pas regarder !! fou rire 

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