Chargement ... ok donc voila encore d'autre photo du project runway ( projet haute couture en francais )


voila
je crois que sa vous donne quand meme un peu une idée de la compétition

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merci beaucoup
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ParisHiltongirl a écrit:
J'aimerai travaillé dans la redaction dans un magazine de mode ou dans ce milieu. Bon on n'est pas encore rendu mais je prepare
Mais mes parents sont contre, pas assez de debouché, mal payé...
C'est vrai?
comme me la dit caith oui c'est plutot dur de reussi dans se milieu mais faut mieu la laisser te repondre elle
caith : de rien pour les images

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je te répond dans quelques heures
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oui dans la mode c'est trés dur .
Beaucoup reves de gloire alors le nombre de styliste mannequin redacteur mode etc augmente;Mais le hic c'est que comme on dit les places sont cheres.C'est a dire que pour un post il y a je ne sais combien de personne sur le coup Françaises et etrangères.
C'est souvent mal payé.Et faut avoir des nerfs d'aciers.Apres si tu y crois vraiment et que c'est une passion....c'est aussi beaucoup de oulot et les programmes sont plutot chargés.Les matieres tres diverses.Apres il y a parfois de supers opportunités biensur et de superbes rencontres perso lors d'une conference j'ai pu parler avec mr. Lesage (qui dirige le meilleur atelier au monde de broderie) c'etait irreel.Ainsi que des créateurs travaillant pour lesdefilés haute couture j'ai eu des authographe....le reve donc ça a de tres bons coté aussi
Dernière modification par Caith (27-09-2008 00:01)
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J'adore <3
Plus tard a^rès le secondaire je vais en étude de la mode c'est SÛR c'est ce qui me passionne depuis que j'ai 5 ans XD Je sais que je vais devenir une designer de mode connue depuis que je suis bébé 

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lol! moi je dessine des robes depuis toute petite
mais,maintenant je les voient sur scene et c'est super
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J'aime ce topic 
Je souhaite beaucoup de courage à celles qui débutent ou veulent en faire leurs carrières
Personnelement j'ai débuté mais j'ai du abondonner malgré un diplôme en poche...
Bref.
Sinon je suis une vraie fan d'Elie Saab <3
Je viendrais poster des photos plus tard.
Et sa biographie, j'ai vu qu'il n'y était pas.
Dernière modification par titia6969 (30-09-2008 23:13)
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oui il y a tellement de créateurs....LUI JE L'adore aussi
heureuse que ce topic te plaise
dessin de chritian Lacroix
Dernière modification par Caith (01-10-2008 00:01)
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Le dernier defilé de chloe je crois , est réellement beau . Je pourrai mettre des photos ? ^^
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biensur avec plaisir
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Metiers de la mode (textile et habillement)voici les métiers
Bonnetier -
Brodeuse -
Chef de produits habillement Artiste en confection de peluches
Costumier, Costumière pour le cinéma Chef Costumière au cinema
Coupeur Couturier sur mesure Créatrice de lingerie
Couturière - Tailleur Créatrice de vêtement pour femmes enceintes
Dentellière
Fabricant de vêtements sur mesure
Hôte de costume
Ingénieur textile
Professionnel du costume et de l'habillage
Repasseuse
Retoucheuse
Teinturier
FICHE METIER
Métier :tailleur sur mesure c'est quoi?
Le Couturier sur mesure
Le Couturier sur mesure vu par Informetiers
En quoi consiste ce métier ?
Le couturier réalise des vêtements sur mesure pour un client.
Il participe à la création et la fabrication. Il reçoit les clients, s'informe de leurs désirs, les conseille. Il prend les mesures du client, prépare un patron, coupe les différentes pièces, les assemble et procède aux essayages. Il peut également effectuer des retouches sur des vêtements.
Dans quelles conditions ? Quels employeurs ?
Ce métier s'exerce en atelier. Le rythme de travail est imposé par les exigences des clients et varie selon l'importance de la clientèle. Les horaires peuvent donc être irréguliers. Les diverses étapes du travail imposent le maintien en position assise ou debout. Il existe un risque d'allergie aux poussières.
Comment y accéder ?
Les diplômes possibles sont par exemple le CAP Couture flou, le CAP prêt à porter, le BEP Métiers de la mode et des industries connexes options couture flou ou prêt à porter, le bac pro Métiers de la mode et industries connexes-productique et le bac pro Artisanat d'art option vêtements et accessoires de mode.
Comment évoluer ?
Le couturier sur mesure exerce en général à son compte mais peut être salarié d'un atelier de fabrication ou d'une maison de couture. Selon son expérience, il peut exercer des fonctions d'encadrement ou de formation.
Ce métier est accessible aux femmes et aux hommes
A partir de mesures relevées, le tailleur établit un patron pour la coupe du tissu. Chaque tailleur a sa méthode de prise de mesures pour régler la précision et l'aplomb du vêtement. Il coupe les différentes pièces d'étoffe.
Il bâtit le dos et le devant, et fait son premier essayage sur le client de façon à adapter parfaitement le vêtement à ses formes. C'est l'essayage à blanc.
Après une remise à plat et un nouveau montage tenant compte des modifications, il procède à un second essayage du vêtement, sans les manches ni le col.
Une deuxième mise à plat permet de procéder aux dernières retouches, puis le vêtement est définitivement piqué. Il reste alors différentes opérations : parementure, glaçage, poches intérieures, doublure, montage des manches et du col... et les finitions ( épaulettes, boutonnières... repassage).
Le vêtement terminé est alors livré au client.
Dans l'activité du tailleur homme, les ouvriers, hommes et femmes, peuvent être spécialisés par type de vêtement : les apiéceurs pour les différentes pièces des vestes, les culottières pour les pantalons, les giletières pour les gilets (de plus en plus rares).
La couturière se charge généralement elle-même de toutes les opérations.
Le premier essayage est souvent fait sur un mannequin à la taille de la cliente.
Le maintien de la tradition
Le tailleur, comme la couturière, réalise des vêtements pour des particuliers. Il est donc créateur de vêtements personnalisés. Il peut aussi, plus rarement, exécuter des travaux de sous-traitance pour des maisons de haute couture.
Ils travaillent donc parfois dans des ateliers de haute couture ou, plus souvent, en boutique ou en appartement.
Le tailleur dispose alors d'un atelier organisé autour d'une table de coupe. Il emploie quelques apiéceurs chargés de l'exécution de différentes pièces comme les manches, les poches, ainsi que des finitions et des retouches.
Les apiéceurs travaillent généralement à domicile, mais ils se reconvertissent de plus en plus dans la retouche et la réparation.
Les méthodes sont restées traditionnelles ; l'essentiel du vêtement est exécuté à la main : prise des mesures, coupe du vêtement, sur toile ou directement dans le tissu, montage, essayage, retouche, finition.
Habileté, souci de la qualité et sens esthétique
L'artisanat exige un excellente qualification.
L'amour du travail, le go-t, la rigueur, la patience et la minutie sont les premières qualités du tailleur et de la couturière. Une bonne vue, une grande dextérité sont également indispensables. Un grand artisan a le goût du tissu, sait le reconnaître, l'apprécier. Il sait aussi mettre en valeur et personnaliser la silhouette du client.
Le souci de la qualité et de la perfection est une condition nécessaire à la marche de leur entreprise.
Le tailleur et la couturière doivent être enfin très disponibles et avoir une bonne résistance physique. Ils assurent parfois des journées très longues pour faire face aux fluctuations de la demande, souvent imprévisibles.
Promotion ou services spécialisés
Le tailleur ou la couturière peuvent s'installer à leur compte.
Dans la haute couture, les possibilités de promotion sont plus importantes, de la seconde débutante à la première d'atelier, voire cadre.
Mais n'oublions pas que dans ces deux cas, les places sont très réduites.
Des stages de spécialisation peuvent également conduire à des métiers voisins : corsetière sur mesure (fabrication de corsets, gaines, soutiens-gorge) ou de modiste. Un regain d'intérêt pour les chapeaux s'est dessiné récemment dans le public, ce qui pourrait conduire à de nouveaux emplois, en nombre limité toutefois.
On constate aussi une demande par les boutiques de retouches qui recherchent des employés avec une connaissance professionnelle globale de la construction, de la réalisation des vêtements et des matériaux.
Très haute qualification exigée
Actuellement, les entreprises artisanales ont du mal à résister à la concurrence industrielle.
En effet, leurs méthodes de travail conduisent à des prix de revient plus élevés que ceux de l'industrie. Le bénéfice reste faible sur le costume fini. Beaucoup de tailleurs sont ainsi conduits à devenir tailleurs-habilleurs, c'est-à-dire à vendre des chemises, des chaussettes, ou encore des accessoires comme les cravates ou les ceintures. C'est également le cas pour la couturière en boutique.
Le secteur est maintenant dominé par des artisans hautement qualifiés, possédant le savoir-faire haute couture et tailleur, capables de satisfaire une clientèle aisée, exigeante, aimant les beaux tissus et les vêtements de qualité, personnalisés et bien finis. Mais il s'agit, en général, d'une clientèle relativement âgée, les plus jeunes préférant le prêt-à-porter de luxe, plus rapide à acquérir, même si les prix élevés rejoignent parfois ceux du tailleur artisan.
D'autre part, les habitudes de luxe vestimentaire disparaissent : on ne s'habille plus pour les sorties du soir par exemple, les cadres d'entreprises ont moins d'obligations vestimentaires strictes.
Le secteur artisanal emploie environ 6 % du personnel travaillant dans la branche textile-habillement. On estime à moins de 10 000 le nombre des artisans au plan national.
Les débouchés dans l'artisanat sont très limités. Pourtant de grands créateurs cherchent encore des ouvriers qualifiés, et des activités de services spécialisés peuvent se développer.
Les apiéceurs proposent leurs services aux tailleurs.
Un apiéceur peut gagner de 1 000 F à 1 100 F pour une veste qui représente 25 heures de travail. Une culottière gagne environ 400 F pour un pantalon qui demande 8 heures. Il s'agit là de rémunérations brutes.
Diplômes délivrés (France)
Les compétences nécessaires à l'exercice de ces professions sont sanctionnées par les diplômes suivants :
CAP Couture flou
CAP Tailleur Homme
CAP Tailleur Dame
et BEP Métiers de la mode et des industries connexes, préparés dans des lycées professionnels et par apprentissage.
De nombreuses formations complémentaires en un an permettent des spécialisations, par exemple retouche, vente, stoppage, broderie, adaptation aux vêtements de sport et de loisirs, décor ameublement, jouets en peluche ou tissu...
Le brevet de technicien vêtement (création et mesure) est préparé en 3 ans après la 3e.
Le DTMS (diplôme de technicien des métiers du spectacle, option techniques de l'habillage). Lieu de préparation : LP Nogent-sur-Marne, 94130 Nogent-sur-Marne - Tél. : 01 48 73 22 98.
Le baccalauréat professionnel artisanat et métiers d'art, option vêtement et accessoires de mode, se prépare en deux ans après un diplôme du secteur des matériaux souples : BEP ou CAP en deux ans après la 3e.
Le brevet professionnel
C'est un diplôme de promotion sociale qui sanctionne une formation de niveau IV. Peuvent se présenter au BP après avoir reçu une formation théorique et pratique : les professionnels qui ont exercé leur métier pendant 5 ans, les titulaires d'un diplôme de la spécialité de niveau V justifiant de 2 ans d'activité professionnelle : BP vêtement, mesure et création options couture flou, tailleur dame et tailleur homme.
Dernière modification par Caith (15-10-2008 12:01)
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salut , alors j'ai vu plus ahut que tu a mis une liste de metier de la mode , il y a juste un que je ne sais pas ce que c'est : ''Chef de produits habillement Artiste en confection de peluches ''
tu pourrais me donner quelque infos ? juste pour que je sache un peu c'est quoi ...

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monalisetta a écrit:
Voilà quelques une des images que j'ai,je veux pas tous mettre d'un coup:
http://photo.ma-bimbo.com/1/242/moy/193565.jpg
une autre:
http://photo.ma-bimbo.com/1/242/moy/193570.jpg
aaaaaaaah la petite robe noire et blanche ! j en ai rever chanel la fait ! lol
si seulement nine pouvais nous mettre des fringues dans ce style la !
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cachounette : oui c'est vrai elle est super la premiere robe

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oui je l'adore
sinon ok je vais mettre plus d'infos sur ces métiers
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Forum Ma-bimbo[Parents] Chroniques de grossesses IV (vos joies, vos peurs)
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si tu pouvais mettre un article sur coco chanel sa serais super
enfin si tu veut lol

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**GABRIELLE CHANEL**
Née sous le nom de Gabrielle Bonheur Chasnel le 19 août 1883 à Saumur, elle est issue d'une lignée de marchands forains cévenols (Ponteils-et-Brésis). Ses deux parents sont Albert Chanel, camelot originaire du Gard et Jeanne Devolle couturière originaire de Courpière.
La mère de Coco Chanel meurt à 33 ans à peineépuisée par des grossesses successives et par le travail qu'elle effectuait sur les marchés dans le froid. La jeune fille n'a alors que 14 ans. Son père l'abandonne pour aller faire fortune en Amérique. La jeune fille se retrouve seule avec ses deux sœurs, Julia, 13 ans, et Antoinette, 8 ans, dans un orphelinat à Aubazine en Corrèze. Ses deux frères sont, quant à eux, placés à l'âge de 10 et 6 ans dans une ferme comme garçon à tout faire.
À l'âge de 18 ans, Gabrielle est confiée aux dames chanoinesses de Moulins, qui lui apprennent le pointilleux métier de couseuse. Elle y retrouve sa tante Adrienne. Elles ont le même âge et surtout la même ambition : s'en sortir. En 1903, habile à manier le fil et l'aiguille, elle est placée en qualité de couseuse dans une maison spécialisée en trousseaux et layettes.
Gabrielle devient « Coco »
Vers 1907-1908, très courtisée, Gabrielle, qui ne compte pas partager le sort anonyme des "cousettes", est prête à prendre des risques. Lors d'un voyage à Vichy chez son oncle, en quête d'un avenir dont elle refuse qu'il se limite à broder sur des draps de coton, elle se met à poser sur la scène du Beuglant de la Rotonde, un caf' conc' où elle fait ses premières apparitions, silencieuses. Bientôt, elle ose pousser la chansonnette et se met à rêver de music-hall. Âgée de 24 ans, elle se produit en spectacle devant les officiers qui la surnomment « Coco », parce qu'elle chante Qui qu'a vu Coco sur le trocadéro ? (paroles de Baumaine et Blondelet, musique de Deransart). Ce surnom ne la quittera plus.
Admirée par une horde de jeunes garçons fortunés ou titrés, sa jolie silhouette séduit Étienne Balsan, un homme du monde, riche gentleman qui vient de rendre ses galons d'officier pour se consacrer à l'élevage de chevaux et aux courses. Il lui fait découvrir la vie de son château, à Royallieu près de Compiègne. Pendant près d'un an, elle apprend les arcanes de la haute société. Mais l’idylle ne dure que quelques mois, elle se rend compte qu’elle ne l’aime pas, elle s'ennuie et pleure. Elle a 25 ans et nulle part où se réfugier. Alors elle s'échappe en jodhpurs, et va galoper dans la forêt de Compiègne en essayant de défier son avenir.
Heureusement, les fréquentations de Balsan lui font rencontrer son premier amour, l'anglais Arthur Capel (surnommé « Boy »). On le dit fils naturel du banquier Pereire, homme de cheval (il a une écurie de polo) et d'affaires, il a fait sa fortune dans les frets charbonniers. Un amour « irrégulier » (Il en épousera une autre, mais restera son amant) et sincère, qui va durer 10 ans, jusqu'à son décès accidentel.
Une modiste à contre-courant
Coco ne reste pas oisive. Comment pourrait-elle oublier les rudiments, enseignés à Moulins, de manier le fil et l’aiguille ? Saisissant la balle au bond, c’est peut-être par la couture qu’elle franchira l’obstacle qui mène à la liberté et l’indépendance. Ne perdant pas de temps, elle s’imprègne de l’enrichissante initiation prodiguée par Lucienne Rabaté, célèbre modiste du moment. Elle se confectionne de petits chapeaux originaux qu’elle pose très bas sur son front, et pour assister aux mondaines courses de chevaux, elle n’arbore pas les robes des grands couturiers mais ses propres réalisations. Jeune femme charmante mais au style décalé, tantôt écolière en tenue sobre et sage noire et blanche, tantôt garçonne n’hésitant pas à porter polo, cardigan, jodhpurs et pantalons. Ses créations avant-gardistes, très sobres, contrastent avec celles que portent les élégantes de l’époque.
En 1909, sur les conseils de Boy Capel, son artisanat débute Boulevard Malesherbes, dans la garçonnière parisienne de son protecteur Étienne Balsan. Les chapeaux qu'elle propose à ses clientes ne sont que des déclinaisons de ceux qu'elle fabrique pour elle-même et qui, au château de Royallieu (près de Compiègne), ont séduit ses amies, des demi-mondaines qui fréquentent le lieu. Balsan ne croit pas à un succès commercial.
N'ayant pas de formation technique, ni d'outils de fabrication, Gabrielle achète ses formes de chapeaux dans les grands magasins, puis les garnit avant de les revendre. La nouveauté et l'élégance de son style font que, bientôt, elle doit faire appel à sa tante Adrienne qui a le même âge qu'elle, et à sa sœur Antoinette, pour la seconder. Ses créations de chapeaux, débarrassées des grandes plumes d'autruches ou autres froufrous volumineux, étaient appréciées pour leur exquise simplicité ou une sophistication retenue.
Ouverture des premières boutiques
Devenue la compagne de Boy Capel, elle développe ses activités avec l’aide de ce dernier. En 1910, son amant britannique lui prête les fonds nécessaires à l'achat d'une patente et à l'ouverture d'un salon de modiste au 21 rue Cambon à Paris, sous le nom de « CHANEL MODES ». A l’été 1913 alors qu’ils séjournent à Deauville, Boy loue une boutique entre le Casino et l’hôtel Normandy. Comme à Paris, Coco est modiste mais l’enseigne a changé avec son nom complet : « GABRIELLE CHANEL ». La boutique ne désemplit pas. En 1915 à Biarritz, elle ouvre sa troisième boutique et première vraie maison de couture. Suivant sa seule inspiration, elle raccourcit les jupes, supprime la taille, bref, elle libère le corps de la femme. Ses boutiques bénéficieront de la clientèle de toute la société élégante qui s’était repliée pendant la guerre dans ces deux stations balnéaires.
Naissance d'un style : « la reine du genre pauvre »
Dès 1915, l'étoffe manquant, elle taille des robes de sport dans le jersey des sweaters de lads, ces tricots de corps pour les soldats, qu'elle a depuis longtemps adoptés. Libérant le corps, abandonnant la taille, Chanel annonce cette « silhouette neuve » qui lui vaudra sa réputation. Pour s'y conformer, les femmes s'efforcent d'être « maigres comme Coco », qui, d'un coup de ciseaux libérateur, devient une des premières femmes aux cheveux courts à créer des vêtements simples et pratiques, dont l’esthétique s’inspire d'une vie dynamique et sportive qui aime jouer avec les codes féminins/masculins.
En 1916, elle utilise la belle et élégante Adrienne comme mannequin à Deauville, qui est alors un lieu de villégiature à la mode. Elle y promène aussi sa propre silhouette androgyne, en testant ses nouvelles tenues contrastant avec leur extrême simplicité et leur confort sous les yeux d'aristocrates européennes encore très couvertes d'apparat et maintenues dans des corsets rigides. La pénurie de tissus due à la Première Guerre mondiale, ainsi que la pénurie relative de main-d'œuvre domestique ont créé de nouveaux besoins pour les femmes. Chanel, femme libre et active, perçoit ces besoins. Elle achète à Rodier des pièces entières d'un jersey utilisé à l'époque uniquement pour les sous-vêtements masculins.
En 1918, immédiatement après la guerre, elle commence à édifier peu à peu l’une des maisons de couture les plus importantes de l’époque, elle emploie plus de 300 ouvrières, et rembourse enfin Boy Capel refusant à jamais le statut de femme entretenue. La guerre terminée, Boy doit prendre femme, selon les codes de l'aristocratie anglaise. Coco en éprouve une insupportable humiliation. Mais, comme sa mère, accepte le pire au nom de l'amour. Elle aimera Boy, jusqu'au bout de la vie : jusqu'à cette nuit du 22 décembre 1919 où, réveillée à 4 heures par un messager, on lui apprend qu'il s'est tué la veille sur la route. « En perdant Capel, je perdais tout. » avouera-t-elle 50 ans plus tard.
Afin de ne pas sombrer dans le chagrin, elle se raccroche à son travail comme une forcenée. Cette attitude sera payante, car le succès de ses modèles va grandissant et l'incite à développer encore sa maison.
Dès 1921 à Paris, à côté de la luxueuse Place Vendôme, Coco Chanel annexe en quelques années les numéros 27, 29 et enfin 31 de la rue Cambon. Une adresse mythique où se trouve aujourd'hui encore la célèbre maison de couture qui porte son nom. Elle dispose en outre de ses propres fabriques de tissus en Normandie et s'associe avec les propriétaires de la marque Bourjois -les frères Wertheimer- afin de diffuser commercialement ses parfums. Ses liaisons masculines lui donnent souvent de beaux motifs d’inspiration, c’est ainsi qu’elle crée des robes à motifs slaves lorsqu'elle a une liaison amoureuse avec le Grand-duc Dimitri Pavlovitch de Russie, cousin du dernier tsar de Russie. Elle héberge Stravinski et les siens pendant deux ans à Garches. Plus tard, elle emprunte à son nouvel amant, le Duc de Westminster, réputé l’homme le plus riche d’Angleterre, des éléments de costume masculin, comme le chandail, la pelisse, le béret de marin ou la veste en tweed. Elle les adapte ensuite à la panoplie vestimentaire de la femme qu’elle souhaite moderne et dynamique, sachant allier le confort à l’élégance.
la meme année (1921), elle lance sa marque de parfum. C’est à Ernest Beaux qu’elle confie la création de son premier parfum "CHANEL N°5". Créateur de parfum à la cour des tsars de Russie, Ernest Beaux présenta à Coco Chanel deux séries d'échantillons numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. Elle choisit l'échantillon n° 5. A la question "quel nom allez-vous lui donner ?", elle répondit : "je lance ma collection le 5 mai, cinquième mois de l'année, laissons lui le numéro qu'il porte et ce numéro 5 lui portera chance".
Coco Chanel affirmait que ce qui était à l'intérieur était beaucoup plus important que le flacon lui-même. Elle choisira donc un flacon tout simple en verre épuré et l'estampillera d'une étiquette noire et blanche. L'avant-gardisme artistique est tel, que l'objet sera exposé à New York en 1959 au musée d'Art moderne et inspirera Andy Warhol dans une sérigraphie pop art.
Elle créa les lignes du flacon
voici l'evolution:
composition:
et en 1926
Elle est l'une des premières à lancer la mode des cheveux courts, elle s’oppose résolument à la sophistication prônée par Paul Poiret (qui accusait Chanel de transformer les femmes en « petites télégraphistes sous-alimentées »). Elle privilégie une simplicité soigneusement étudiée, des tenues pratiques, comme le pyjama, à porter sur la plage comme en soirée ; les premiers pantalons, la jupe plissée courte, le tailleur orné de poches. Une mode qui s'inspire du sportswear en lieux balnéaires (golf, tennis, plage, yachting). Elle propose des cardigans en maille jersey sur des jupes courtes, le tout surmonté d'un chapeau-cloche. Les robes de cocktail taille basse s'arrêtant au-dessus du genou, que l'on peut associer aux danses charleston populaires entre 1925 et 1935.
Récusant le qualificatif de « genre pauvre » souvent accolé à ses créations, Chanel entend distinguer la véritable sobriété du dépouillement : si la toilette féminine doit être simple, celle-ci, en revanche, doit être agrémentée d’accessoires. Chanel recourt, par exemple, à de faux bijoux mêlant pierres semi-précieuses, strass et fausses perles, ainsi qu’à des bracelets ornés d’un motif « croix de Malte », ou encore à des broches d’inspiration byzantine ou à motifs d’animaux, de fleurs ou de coquillages — à la création desquels ont présidé Étienne de Beaumont, Paul Iribe et surtout, entre 1929 et 1937, Fulco di Verdura, qui a su conférer aux bijoux de Chanel leur identité propre.
En 1926, la célèbre petite robe noire (couleur jusqu’alors exclusivement réservée au deuil), fourreau droit sans col à manches 3/4, tube noir en crêpe de Chine, correspondent parfaitement à la mode « garçonne » effaçant les formes du corps féminin. Maintes fois copiée, cette « Ford signée Chanel » faisant référence à la populaire voiture américaine, ainsi que devait la qualifier le magazine Vogue, ne tardera pas à devenir un classique de la garde-robe féminine des années 20 et 30.
CHANEL n°5 SUITE
En 1954, lors d'une interview, un journaliste demanda à Marilyn Monroe ce qu'elle portait pour dormir, l'actrice répondit naïvement : « quelques gouttes de N° 5 ». Sans le vouloir, la déclaration de Marilyn fit un superbe slogan publicitaire. Quelle chance pour Chanel que Marilyn ait fait cet aveu car, depuis, le N°5 demeure le produit vedette de la maison.
En 2004, Chanel déroule le tapis rouge et consacre au N° 5 un film publicitaire de 2 minutes (le plus long de l'histoire de la pub !) réalisé par Baz Luhrmann (à qui l'on doit "Moulin Rouge") et interprété par Nicole Kidman.
Coco Chanel confia la fabrication et la distribution de ses parfums à Pierre Wertheimer, un grand homme d'affaires alors propriétaire de la Société Bourjois.
Entre 1920 et 1930, Coco Chanel lança plusieurs nouveaux parfums dont CHANEL n° 22 en 1922, CUIR DE RUSSIE en 1924, GARDENIA, en 1925, BOIS DES ILES en 1926 (compositions d'Ernest Beaux reconstituées en 1983 par Jacques Polge).
En raison de la seconde guerre mondiale et de la fermeture de sa maison de couture, il n’y eut plus aucune création pendant de nombreuses années.
CHANEL N° 19 doit son nom à la date de naissance de Coco Chanel, cette fragrance fut composée par le successeur d’Ernest Beaux, Henri Robert. CHANEL N° 19 fut lancé le 19 août 1970, le jour du 87ème anniversaire de Coco Chanel, puis, en 1981, lancement d'ANTAEUS.
Dès 1934, Coco Chanel avait décidé de s’installer à l’Hôtel Ritz, place Vendôme. Ce palace deviendra son lieu de résidence habituel pendant plus de trente ans ! Elle y décédera le 11 janvier 1971 après une promenade au Champ de courses de Longchamp. Après des obsèques célébrées à l’église de La Madeleine, son corps sera transféré à Lausanne (Suisse) où, selon ses dernières volontés, Gabrielle Chanel a été enterrée.
En 1974, Henri Robert donna naissance à Cristalle.
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Karl Lagerfeld En 1984, Karl Lagerfeld, ancien de chez Balmain et de chez Patou, se voit confier Chanel-Mode. En août 1986, il reçoit le Dé d'or de la meilleure collection de Haute Couture. Au fil des années et collection après collection, il sait " adapter " et se comporter comme un fidèle disciple de Coco Chanel.
Dernière modification par Caith (26-11-2008 22:58)
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